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Enseigner devient une passion

 

 Enseignante au Collège Sigmund Freud, Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga, professeure de Littérature et Langue Française.

 

 Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga prof Littérature et langue française sigmund freud

 

Aulycee : Votre parcours est-il en cohérence avec le métier que vous exercez aujourd’hui ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga : Oui, je ne souhaite pas enseigner une autre matière car, depuis de ma première année à l’Université jusqu’à ce jour, je fais Lettres modernes françaises.

 

Aulycee : Quelle est votre approche de l’enseignement de cette discipline ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga :Tout dépend de la compétence des élèves que nous avons devant nous. Pour les amener à comprendre facilement un cours, je peux par exemple choisir des exemples comiques.

 

Aulycee : Quelle est la perception de vos élèves et des parents de cet enseignement ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga :Mes élèves sont enthousiastes, ils aiment tellement la matière, et par ricochet, moi-même j’apprécie beaucoup les heures de cours avec eux. Plusieurs fois j’ai reçu les encouragements des parents d’élèves par l’intermédiaire d’un enfant.

 

Aulycee : Avez-vous des projets sur le plan professionnel ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga :Bien sûr ! J’aime bien mon travail et avec la thèse de doctorat que je suis entrain de rédiger, je souhaiterais enseigner plus tard dans les universités.

 

Aulycee : Comment envisagez-vous l’avenir de vos jeunes élèves ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga :Je crois que mes jeunes élèves, notamment ceux de la classe de 6ème auront une bonne base en Français et par conséquent seront des bons linguistes.

 

Aulycee : avez-vous une anecdote à raconter concernant la pratique de votre métier au quotidien ?

 

Menthoo Talla Josiane Epse Mkounga :Qu’est ce qu’il y a de plus beau que de passer sa journée avec les enfants ! Je dirais que mon quotidien est généralement ludique car nous passons la journée en nous amusant et en se partageant les connaissances.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Vendredi, 21 Mars 2014 10:59
 
Réactions élèves: Collège Privé Jean Jaurès PDF Imprimer Envoyer

Réactions élèves: Collège Privé Jean Jaurès

 

Limoteu Jiofack Raissa, Tle D, Collège Privé Jean Jaurès

 

 Limoteu Jiofack Raissa cpjj Tle D

 

  • Ma matière préférée est la Science de la Vie et de la Terre, parce qu’elle me permet de comprendre les réalités des organismes et le corps humain. Oui, je souhaite exercer un métier dans ce domaine notamment la médecine.

 

  • Personnellement, je pense que le chinois n’a aucune place dans l’enseignement des langues à l’école. Je pense que l’enseignement   des langues maternelles est indispensable pour la culture des apprenants.

 

  • Le souvenir que j’ai des morceaux choisis préparés pour l’examen oral au CEPE est l’apprentissage de l’écriture, le choix des chansons de mes propres inspirations. Ainsi je pense qu’ils sont utiles car ils permettent aux écoliers de mieux apprendre et d’exprimer leurs talents.

 

  • Comme discipline sportive aux examens officiels, je pense que la danse pourrait aussi en être une, car la danse comme toutes les autres disciplines est un sport, et les élèves en seront ravis.

 

  • L’examen du Probatoire selon moi doit être supprimé, car il constitue un certain blocage pour les élèves de la classe de Première. En plus ce n’est même pas un diplôm, et il ne nous permettra jamais de travailler à l’étranger.

 

  • La tenue la mieux appropriée pour le cours d’EPS au collège et au lycée est le maillot avec un short.

 

  • Le cours de Travail Manuel est utile dans la mesure où il permet aux élèves de s’exercer dans d’autres activités pratiques autres que l’école. Quant à l’ESF, c’est une matière utile dans la mesure où elle contribue dans l’implication des taches ménagères et bien d’autres.

 

  • L’éducation à la sexualité au collège et au lycée permet de sensibiliser les jeunes contre les faits qui minent nos sociétés tels que le Sida, les grossesses précoces et bien d’autres problèmes.

 

  • Oui il faut interdire l’installation des bars et buvettes autour des lycées et collèges car cette mesure contribuera à la réduction de la consommation d’alcool par les jeunes élèves.

 

  • Mes grandes résolutions pour la nouvelle année 2014. Je souhaite voir moins de jeunes élèves dans les bars , plus de campagnes de sensibilisation contre la consommation d’alcool, plus de campagnes de sensibilisation pour l’utilisation des préservatifs afin de protéger les rapports sexuels, plus de campagnes pour les test de dépistage au Sida.

 

Djitsa Ananyim Angela, Tle D, Collège Privé Jean Jaurès

 

 Djitsa Ananyim Angela CPJJ TD

 

  • Je préfère la géographie comme matière parce que j’aimerai comprendre et expliquer à mon entourage les phénomènes de la nature. Par exemple comment et pourquoi il pleut. Après mon Baccalauréat j’aimerai obtenir le concours de l’Ecole Normale Supérieure pour devenir enseignante de géographie.

 

  • En ce qui me concerne, je pense pas que le chinois devrait faire partie des langues enseignées à l’école. Le Cameroun a été colonisé par deux pays, la France et l’Angleterre. A partir de là, nous avons deux langues officielles, le français et l’anglais. On constate que peu de Camerounais maîtrisent ces langues étrangères.

 

  • Je pense que l’enseignement des langues maternelles permet aux enfants de maîtriser les langues maternelles de leurs parents et de mieux connaitre l’histoire de leur pays.

 

  • Le souvenir que je garde des morceaux choisis préparés pour l’examen oral du CEPE est très marquant. A travers cette épreuve mes camarades et moi apprenaient à mieux écrire sans faute, et nous apprenions aussi à chanter et à dessiner devant un jury. Il faut poursuivre avec cela, car un élève peut chanter et réciter sans même savoir écrire, ce qu’il est entrain de dire.

 

  • Je pense que la danse pourrait être une discipline aux examens sportifs. Lors des jeux olympiques, il y a souvent la danse surtout dans la natation. Il faut que dès la base la danse soit aussi revalorisée si l’on veut remporter des médailles comme en saut, en course ou en lancer de javelot.

 

  • Je pense qu’on devrait supprimer l’examen du Probatoire, étant donné que ce diplôme n’est pas très important lors des concours. Il bloque les élèves inutilement alors que la classe de Première devrait être comme une classe intermédiaire.

 

  • La meilleure tenue pour le cours d’EPS au collège et au lycée peut être un ensemble de jogging, étant donné qu’à travers les shorts les filles exposent leurs cuisses.

 

  • L’utilité du cours de travail manuel et d’ESF est l’apprentissage de l’entretien d’une maison. On apprend comment rendre une maison propre, confectionner ses vêtements soi même, faire la cuisine.

 

  • L’éducation à la sexualité au collège et au lycée permet d’éduquer les élèves sur leurs transformations morphologiques à l’âge de la puberté, sur le comment éviter les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées, sur le comment se comporter face aux membres de sa famille.

 

  • Je pense que l’on doit fermer les bars et les buvettes autour des lycées et collèges, ceci pour réduire la délinquance juvénile. Cette mesure contribuera à réduire la consommation d’alcool par les jeunes élèves.

 

  • Nos grandes résolutions au Collège Privé Jean Jaurès pour la nouvelle année 2014 c’est d’organiser des campagnes de sensibilisation des jeunes contre les MST et les grossesses non désirées, éduquer la jeune fille sur les inconvénients de la sexualité précoce et de la prostitution, fermer les bars et les buvettes, revoir les salaires des enseignants pour qu’ils puissent revaloriser les enseignements qu’ils dispensent aux élèves.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

 

Mise à jour le Vendredi, 21 Mars 2014 08:35
 
Législation PDF Imprimer Envoyer

Législation

 

Un cours de droit spécifique à la filière technique. Interview de Françoise Edo’o, enseignante et juriste de formation au Collège Sigmund Freud.

               

Françoise Edo’o : Je vous remercie d’avoir choisi d’être là aujourd’hui pour acquérir des informations et des connaissances par rapport à notre métier. Au niveau de l’enseignement supérieur, j’ai fait droit privé à l’Université de Yaoundé II Soa.

 

 COSIF

 

Aulycee : Est-ce votre parcours qui vous a conduit à l’enseignement ?

Françoise Edo’o : Tout à fait. J’avais voulu travailler dans les métiers d’avocat ou d’huissier, mais je n’ai pas eu des opportunités à temps pour le faire. Je me plais dans l’enseignement, puisque j’enseigne la Législation, et c’est le droit en réalité. C’est une vocation, car tout ce que je fais aujourd’hui entre dans ce que j’ai appris en formation.

 

Aulycee : En quoi consistent les cours de droit au collège Sigmund Freud ?

Françoise Edo’o : J’enseigne Législation et cela comprend des cours de droit en fait. Dans l’Enseignement Technique, la Première année dans le secondaire commence avec ces cours. Dans l’Enseignement Général, il faut attendre la première année de l’université pour avoir ces cours de droit. Les techniciens ont cette opportunité que les généralistes n’ont pas. Ils ont cet avantage, car ce sont des professionnels. Ils entrent directement en contact avec le monde du travail et très tôt. Donc il important pour eux de comprendre le Droit du Travail.

 

Aulycee : Quelle est votre approche d’enseignement ?

Françoise Edo’o : Mon approche est très simple. Je n’ai pas de difficultés pour accrocher mes élèves, car les connaissances sont déjà là. Il faut acquérir une méthode pour les aider à vite captiver les contenus du cours. Ce qui fait que même si l’enfant n’a pas encore révisé son cours il a déjà des connaissances dans la tête.

 

Aulycee : Quelle est votre vision de l’enseignement du droit dans les filières techniques ?

Françoise Edo’o : Ma vision du droit au niveau de l’enseignement technique c’est que c’est très important et très nécessaire pour ceux là qui sont dans la technique. Ils ont besoin de savoir quels sont leurs droits et à quoi ils peuvent s’attendre dans le monde de l’emploi lorsqu’ils sont face à leurs métiers. Toute personne est sensé connaitre le droit comme on le dit souvent. Du moment où ils sont des professionnels opérationnels sur le terrain, ils sont sensé connaitre leurs droits et devoirs.

 

Aulycee : Quel est la perception des élèves de l’enseignement du droit ?

Françoise Edo’o : Les élèves sont beaucoup enthousiastes parce qu’ils sont conscients d’avoir un plus par rapport à leurs camarades de l’enseignement général. Ils sont perceptifs car les cours sont très pratiques : ils entrent dans le monde de l’apprentissage, de l’emploi et de l’employé. J’enseigne de la Première à la 4ème année.

 

Pour une filière professionnelle technique, on ne peut pas outrepasser ces cours. Il faut absolument les avoir. Ici nous avons l’Industrie Habillement, l’Economie Domestique, l’Electricité, la Maçonnerie. Les cours ne sont pas en tronc commun mais adaptés à chaque filière. A chaque classe, chaque niveau son cours.

 

Le Droit du Travail est général mais il est plus spécifique par rapport aux techniciens. Le maçon a un monde du travail différent de celui qui fait restauration, ou électricité. Par exemple pour celles qui font couture, l’accent est mis sur l’apprenti, l’exercice du métier, et la méthode d’apprentissage. Pour les maçons, on insiste sur les relations directes entre le maître et son apprenti.

 

Dès la première année ils commencent tous par le droit commun : la définition du droit du travail, l’introduction au cours de législation. A partir de la 2ème année on poursuit avec une différenciation selon les métiers. Les aspects du droit sur la création d’entreprise sont abordés à partir de la classe de seconde.

 

Aulycee : Quels sont vos projets professionnels ?        

Françoise Edo’o : Mon projet c’est de pourvoir dispenser ces cours au niveau supérieur. Je compte me réinscrire à la fac pour poursuivre dans le domaine du droit orienté dans le monde professionnel, je pense notamment au Business Law.

 

Aulycee : Comment voyez vous l’avenir professionnel de vos élèves ?

Françoise Edo’o : L’avenir professionnel de mes élèves dépend de leurs attentes et de leur vouloir dans l’avenir. Le tout est d’acquérir les connaissances et de se focaliser sur ce qu’ils veulent vraiment entreprendre.

 

En termes de débouchés dans le domaine du droit je ne pense pas, car ils sont déjà spécialisés dans des domaines purement techniques. Ici nous voulons leur donner un savoir pour pouvoir mieux aborder leur métier, être avertis et connaitre les rouages, pour mieux s’intégrer et avancer dans une profession. Ils peuvent poursuivre leurs études professionnelles dans écoles supérieures, mais pas dans le sens du droit.

Nous avons des cours pratiques en salle et sur le terrain en entreprise. Une fois nous sommes arrivés à HYSACAM où nous avons abordés la question du droit avec les employés et l’employeur, on a discuté avec les élèves d’Electricité, des conditions de travail, de leurs droits et devoirs, et de leurs salaires.

 

Les élèves sont très enthousiastes lors de ces sorties, car ils sortent de la théorie et découvre la pratique. C’est à leur demande constamment que nous effectuons ces visites, qui elles se font en un jour.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Mardi, 18 Mars 2014 13:51
 
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