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Réactions élèves: Collège Sigmund Freud

 

Examens officiels le sport obligatoire pour tous, "bêtes noires", matières préférées, apprentissage du chinois ou des langues maternelles, intérêt des cours de TM, d'ESF, et d'éducation sexuelle, grandes résolutions pour terminer l'année en beauté. Ces élèves nous livrent leurs opinions sur des points qui les intéressent.

 

Ongyal suzanne constantine, 4ème année Industrie Habillement, COSIF

 

Ongyal Suzanne Constantine 4ème année IH Sigmund Freud

 

"J’aime confectionner les vêtements, créer mes propres modèles et habiller des mannequins. Je suis déjà capable de coudre, c'est-à-dire réaliser un patron, couper un tissu et le passer à la machine, c’est pourquoi je veux devenir styliste dans ma vie. J’aimerai poursuivre mes études à l’étranger.

 

La langue chinoise pourrait être apprise au collège. Nous avons besoin de comprendre ce que se disent les chinois pour communiquer avec eux ici ou dans leur pays.

 

L’enseignement des langues maternelles nous permettrait de faire découvrir notre culture à nos enfants qui ont aussi besoin de bien s’exprimer.

 

Je garde des souvenirs agréables des morceaux choisis à ce jour. Je pense que cette épreuve au CEPE a permis de sauvegarder un document de cette période du primaire que je peux transmettre à mes enfants plus tard.

 

La danse sportive comme discipline aux examens permettra aux élèves de se détendre tout en exprimant leurs talents avant l’examen.

 

Je pense qu’il faut supprimer le Probatoire car ce diplôme n’est pas requis pour demander un emploi dans une société ou pour présenter un concours.

 

Je prépare le CAP cette année et je pense que l’épreuve d’EPS au coefficient 2 est une bonne chose pour inciter les élèves à fournir plus d’efforts.

 

Les cours de Travail Manuel et d’ESF sont intéressants car on apprend comment entretenir une maison, comment s’en sortir dans la restauration et l’organisation des réceptions. Ils sont très utiles et très pratiques car on sait déjà quels outils sont appropriés.

 

L’éducation sexuelle est importante à l’école où on nous apprend comment compter son cycle menstruel et se protéger.

 

Avant d’autoriser la construction d’établissement, il faut veiller à éloigner les bars autour. A mon avis une mesure d’interdiction d’installation des bars peut aider à réduire la consommation d’alcool chez les jeunes.

 

Pour mieux préparer le CAP cette année je me suis disciplinée et je m’organise mieux, c'est-à-dire que j’ai un emploi du temps à moi pour travailler chaque matière. Il faut varier les matières chaque jour et ne pas se concentrer sur une seule."

 

 

Belibi Ayina Patrick A2 EE, COSIF

 

 Belibi Ayina Patrick A2 EE

 

"Je suis en 2ème année Electricité et ma matière préférée c’est Essais et Mesures. C’est pratique, facile et j’ai toujours de grandes notes. Je souhaite plus tard exercer dans le domaine du bâtiment, s’il plait à Dieu.

 

Je pense que le chinois peut être pratiqué chez nous car, c’est aussi une langue comme les autres. C’est une langue utile pour mieux comprendre la Chine et les échanges avec ce pays.

 

Un enfant doit savoir parler sa langue maternelle avant de parler les autres langues. En tant qu’homme africain c’est ce qui compte vraiment.

L’épreuve de morceaux choisis a été une occasion pour moi de me mettre en avant, une porte centrale d’entrée dans le monde du lycée.

 

La danse sportive permettrait de se mouvoir et de se libérer d’une certaine façon, de s’exprimer de manière joyeuse et d’entrevoir avec enthousiasme la réussite aux examens écrits. Pour moi c’est un sport comme les autres. En effet ça fait partie de la pratique humaine d’exercer un sport pour une bonne santé.

 

Il faut supprimer l’examen du Probatoire car il ne sert à rien aux élèves. C’est une barrière pour freiner les jeunes, il ne sert à rien pour accéder au travail au Cameroun. Les concours sont au niveau BEPC, CEP et Bac ; jamais au niveau Probatoire.

 

Le Travail Manuel et l’ESF servent à s’exercer au travail dans la discipline et apprendre à garder son environnement propre.

 

L’éducation à la sexualité à l’école comble le silence des parents qui ne parlent pas à leurs enfants. Elle nous évite beaucoup d’erreurs et des maladies liées à la sexualité.

 

L’installation des bars doit être interdite autour des établissements scolaires. Ils attirent les jeunes dans les jeux et la consommation d’alcool, nuisible à la santé. Cette mesure ne pourra réduire la consommation chez les jeunes camerounais, trop assoiffés de nos jours. Certains trouvent toujours les moyens de déserter l’école pour aller vers les débits de boissons.

 

Mes résolutions pour bien terminer mon année scolaire c’est de tout faire correstement pour réussir à aller en classe supérieure, pour être fière de ma réussite, et avancer en 3ème année."

 


 

Bitjong Véronique, 3ème Allemand, COSIF

 

Bitjong Véronique 3ème All Sigmund freud

 

 

"J’aime l’anglais car il faut être bilingue dans notre pays pour mieux s’en sortir. J’ai toujours voulu aller dans une école anglophone mais mes parents n’ont pas apprécié ce choix. C’est pourquoi étant inscrite dans une école francophone, je fais tout pour approfondir cette langue. J’aimerais être journaliste plus tard, pour cela j’aimerai passer dans la filière littéraire A.

 

Nous devons d’abord mieux s’exercer à mieux connaitre nos deux langues nationales que sont le français et l’anglais avant de nous tourner vers le chinois C’est pas le moment d’apprendre le chinois dans notre pays.

 

Ce n’est pas agréable de ne pas causer dans sa langue maternelle et j’aimerai beaucoup avoir des cours là-dessus. Nous devons tous connaitre nos langues maternelles.

 

J’ai été marqué par un petit poème quand je préparais les morceaux choisis au CEPE. Un récit sur le papayer sur la vie d’un enfant qui grandit et se développe. C’était la première fois de s’exprimer devant un jury et j’avais beaucoup appris au cours de cette épreuve orale.

 

Ce serait une bonne d’avoir la danse comme discipline sportive car certains élèves ne s’adaptent pas dans les autres telles que la vitesse, le saut ou le lancée de poids. Ce serait un moyen de se débrouiller pour certains surtout que le coefficient a augmenté en EPS et c'est désormais obligatoire pour tous.

 

Le Probatoire je n’y suis pas encore arrivé, on dit qu’il est dur que c’est un tamis mais il ne doit pas être supprimé Le travail c’est la solution pour réussir à cet examen.

 

La tenue la mieux appropriée pour le cours d’EPS c’est un jogging car il nous couvre tout le corps et permet de pratiquer aisément tous les exercices sportifs. Le sport est devenu obligatoire et c’est bien car il nous permet de bouger. Quand on reste sur place on n’a pas l’ai gai, en pratiquant un peu de sport on se sent en forme et moins stressé. Je crois que je vais m’en sortir car nos professeurs font tout ce qui est possible.

 

Des élèves racontent des histoires sur le TM et l’ESF. Nos enseignants savent l’intérêt de ces matières pour nous dont il faut s’y mettre. Le TM nous apprends comment mettre la propreté autour de nous. A partir de l’ESF, on peut déjà s’insérer dans le monde du travail à partir de la cuisine, de la couture.

 

Nous avons besoin des cours sur l'éducation sexuelle. Les jeunes filles de nos jours s’agitent beaucoup donc nous devons suivre les conseils des enseignants qui nous demande de faire attention afin d’éviter les grossesses non désirées et les maladies.

 

Il faut interdire les bars autour des écoles car certains élèves mentent et prennent des billets de sortie pour aller boire. Je n’apprécie pas leur présence car ils font beaucoup de bruits et les élèves ne peuvent plus se concentrer.

 

Depuis le début de l’année scolaire j'ai réussi sur tous les domaines et j’ai de très bonnes notes. Je vais continuer à travailler pour avoir mon BEPC et aller de l’avant. Mes résolutions c’est de rendre fiers mes parents, d’abandonner tous ce qui est mauvais et d’éviter tous les fouteurs de trouble du collège."

 

 

Eto Mengom David Alex, Tle A4 Espagnole, COSIF

 

Eto Mengom David Alex Tle A4 Esp Sigmund freud

 

"Ma matière préférée c’est la philosophie. Elle me permet d’appréhender le monde de deux manières, la première est celle qu’on nous fait voir et la deuxième c’est la face cachée du monde. Elle permet d’élever son esprit, de réfléchir par nos propres idées et de ne pas dire oui à tous ce qu’on nous demande de faire.

Je ne souhaiterai pas exercer un métier plus tard dans ce domaine. Je voudrais devenir homme d’affaires. Ainsi je resterai en quelque sorte ouvert au monde. Je ne suis pas passionné de la philosophie mais elle m’a intéressée et je l’ai appréhendé sans hésiter.

 

Je compte m’engager dans les sciences juridiques et politiques avec un intérêt pour les relations internationales. J’aime le mouvement qui se passe actuellement dans le monde, c'est-à-dire que j’aime observer les différentes relations que les pays entretiennent avec d’autres, dans lesquelles il y en qui gagnent plus et d’autres qui sont toujours en deçà.

 

Je pense qu’on ne devrait pas se casser la tête à apprendre le chinois. Nous avons déjà deux langues nationales qu’on ne maîtrise pas totalement et qui sont les langues étrangères imposées lors la colonisation. Les Chinois n’apprend pas nos langues maternelles, pourquoi devons nous apprendre le chinois à l’école ?

 

On devrait instituer l'apprentissage des langues maternelles pour permettre aux élèves de connaitre d’où ils viennent et où ils vont, de s’exprimer dans leurs langues au moins avant la fin du cycle secondaire.

 

Les morceaux choisis très utiles, m’ont permis de garder quelque chose de l’école primaire. Je trouve que c’est magnifique.

 

Je pense qu’on n’a pas besoin de la danse sportive comme épreuve. Certains on déjà du mal avec certaines disciplines, de plus tout le monde ne sait pas faire un pas de danse. Le sport tel qu’il est pratiqué dans nos écoles nous permet déjà d’être aptes aux exercices physiques.

 

Le Probatoire ne doit pas être supprimé car certains vont en Terminale sans niveau. Une fois en Terminale ils ne s’en sortent pas. Dans le contexte du Cameroun, il y a des élèves qui se retrouvent en 3ème, sans avoir fait ni la 6ème, ni la 5ème, ni la 4ème , on se demande comment ils ont fait.

Si on enlève le Probatoire on aura, en Terminale, des élèves incapables de réfléchir d’eux mêmes. Si cela arrive, il faudra remettre le BEPC en seconde et élever le niveau de correction. Le probatoire n’est pas difficile, il suffit d’avoir un esprit éveillé pour le réussir.

 

La tenue idéale pour le cours d’EPS pour moi c’est un short et un t-shirt blanc, pour les filles un cycliste en plus en dessous du short. Désormais obligatoire et coefficient 2, l’établissement nous prépare bien pour cet épreuve et fait de son mieux pour nous mettre au même niveau que les autres. Affronter une épreuve se passe d’abord psychologiquement dans la tête, et tout le reste vient après.

 

Le TM nous permet de rester propres dans notre environnement. C’est un travail qui continue dans sa maison, dans sa chambre et dans son entourage. L’ESF me permet aujourd’hui de tricoter un peu quand mon pantalon est déchiré, et je n’ai pas besoin de courir chez une couturière. C’est important même pour les garçons.

 

La sexualité doit être l’une des disciplines à initier dans le système éducatif camerounais.Les filles tombent très facilement dans les pièges des garçons et leurs erreurs entrainent parfois des grossesses non désirées.

 

Il faut interdire l’installation des bars autours des collèges. Cela ne réduira pas le taux de consommation d’alcool chez les jeunes. Mais cet interdit permettra aux hommes qui sont en haut de nous voir. Il faut fermer ces débits de boissons car ils empêchent l’élève de réfléchir comme il veut, surtout pour un élève de Terminale qui n’a pas besoin de surcharger sa tête avec certains bruits. La sonorité nuit à leur concentration. Je prends le cas du CETIC de Ngoa Ekellé qui est entouré de bars et autres mais je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne fait rien.

 

Pour mieux me préparer au Bac, j’ai resitué mes objectifs pour avoir mon examen et passer de l’autre coté de la rive et découvrir ce qui se passe là bas. Je me suis promis de laisser certaines activités et de le reprendre après la sortie des résultats. Je travaille d’abord chez moi et je me tourne vers les camarades et les professeurs quand je suis dépassé par un exercice, pour expliquer d’autres techniques ou d’autres aspects de la discipline."

 

 

Ndjassep Aurélien, Première D, COSIF

 

Ndjassep Aurélien sigmund freud PD

 

"Je pratique l’informatique depuis mon enfance et cela vient de mon papa. Il m’interdisait de toucher à ses appareils mais moi j’étais têtu. C’est pourquoi c’est ma matière préférée et je m’en sors comme un jeu. Plus tard je voudrais devenir médecin pour suivre les pas de papa.

 

Les apprenants ne parlent pas les secondes langues instaurées à savoir l’allemand, l’espagnol, alors je ne vois pas l’intérêt d’introduire une autre langue telle que le chinois dans le programme scolaire.

 

Si on parle de l’initiation aux langues maternelles quelles langues va-t-on choisir ? Dans notre établissement pour ne cité que ce cas, on dénombre plusieurs tribus. Va-t-on mettre à disposition des professeurs pour chaque langue, ou peut être on décidera de parler le Béti puisque nous sommes à Yaoundé ? Si je ne maitrise pas ma langue pourquoi devrais-je parler celle d’une autre tribu ? Bref chaque parent voudra qu’on instaure sa langue pour que son enfant maitrise d’abord sa langue.

 

L’épreuve de morceaux choisis sert à augmenter les points et éviter trop d’échec au CEPE. Je ne vois pas son utilité.

 

La danse sportive devrait être facultative. Tout le monde ne sait pas danser et si on doit introduire la danse comme discipline sportive, elle devrait être au choix.

 

Ceux qui réussissent au Probatoire une seule fois ne font pas de la magie. La Terminale est une classe qui doit se mériter. Nous savons tous comment certains élèves font pour passer en classe supérieure, par la corruption. Ils considèrent que la Seconde est très difficile, alors que c’est une classe de repos en principe. Si l’élève n’a rien mémorisé dans cette classe, il ne pourra pas faire grand-chose en Première. Le Probatoire c’est la voie principale pour sélectionner les élèves qui ont vraiment le niveau.

 

L’établissement fait de son mieux pour trouver des enseignants appropriés pour l’EPS. Cette matière n’est plus facultative et chacun doit être conscient pour donner du temps à ce cours. Chaque élève est désormais obligé de se donner à fond pour obtenir le maximum de points et compenser les autres matières.

 

Pour moi la tenue la plus appropriée pour pratiquer le cours d'EPS,est celle exigée par le collège. Si on autorise chacun à choisir sa tenue, nous savons comment les jeunes filles d’aujourd’hui sont ; on en verra venir au stade presque nues, donc il faut obliger le maillot et le short pour tous.

 

Le collège n’a pas toujours les moyens pour dépêcher une équipe de nettoyage sur le site. Le Travail Manuel à l’école se fait dans un but éducatif. Si on ne prend pas soin de sa maison on ne saura pas mettre la propreté même à l’école. L’ESF est divisé en plusieurs branches, mais je m’attarde sur la cuisine. Dans notre pays près de 30% des jeunes filles ne savent pas cuisiner et préfère se consacrer à autre chose.

A mon avis la cuisine devrait être une matière à part pour pousser la jeune fille et le jeune garçon, aussi à se donner à fond pour avoir les points. On oublie que c’est une formation entière mais le but en général c’est d’avoir des points en plus.

 

Notre pays est retardé sur certains points et l’éducation sexuelle en fait partie. Nombreux sont les parents qui n’arrivent pas à parler de sexualité avec leurs enfants. Je pense qu’à l’école elle devrait être une matière, puisqu’on retrouve des jeunes filles de 14 ans avec des grossesses en milieu scolaire. Je donne le tort au parent, car il est celui qui doit éduquer l’enfant, mais certains parents ne savent même pas. Dans ce cas le lieu approprié c’est l’école où l’enfant vient pour apprendre, donc il sera mieux conscient.

 

On rencontre des parents qui font goûter de la bière aux enfants en bas âge. Au fur et mesure l’enfant prend goût. Une fois grand le parent ne peut pas le surveiller dans tous ses mouvements. L’interdiction des bars autours des établissements scolaires ne contribuera en rien à réduire la consommation d’alcool chez les jeunes.

Cette idée, c’est archifaux pour moi. Pour commencer on peut interdire l’entrée dans les débits de boissons aux élèves en tenue, mais la responsabilité revient aux parents, car tout part de la base.

 

Au premier trimestre, j’ai été premier de ma classe avec 12.49, j’espère qu’au deuxième trimestre je ferai encore mieux. J’ai eu la chance d’être dans un établissement où le suivi est essentiel et nous avons des éducateurs de qualité.J’excelle en science, c’est une matière dans laquelle il n’est pas facile d’arracher un 10, et en informatique que je ne considère pas comme une matière, mais comme un amusement.

 

Mes résolutions, je respecte mes enseignants et je fais ce que j’ai à faire, c'est-à-dire consacrer entièrement mon temps aux études. Pour mieux préparer et aborder le Probatoire, c'est de tout faire pour atteindre mes objectifs fixer en début d’année, de m’éloigner de tout ce qui peux me nuire."

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Mardi, 18 Mars 2014 12:28
 
Coefficient 5 PDF Imprimer Envoyer

Coefficient 5

 

Les élèves ont peur de la SVT à cause de son coefficient 5 notamment en Première et Terminale D. Interview d’un enseignant de Sciences de la Vie et de la Terre au collège Sigmund Freud, Nya Ngassa.

 

Aulycee : Votre parcours est-il en cohérence avec votre métier ?

Nya Ngassa: J’enseigne ce que j’ai appris en quelque sorte, puisque j’ai un Master 1 en géologie. J’ai entamé une formation dans un autre domaine et je sors en fin d’année ingénieur en Informatique et Réseaux. Je suis le programme CISCO, basé à l’Institut Siantou Supérieur. Je voudrais chevaucher en quelque sorte l’informatique et l’enseignement. L’enseignement est naturel chez moi et inné en quelque sorte. Je n’ai pas eu besoin d’orientation pour me donner à ce métier.

 

 Nya Ngassa prof SVT Sigmund Freud

 

Aulycee : Quelle est votre approche de l’enseignement des SVT ?

 

Nya Ngassa: Il y a toujours une approche particulière, en fonction des élèves qu’on a en face de soi, des plus récalcitrants au plus corrects, on aborde le cours de différentes façons. J’enseigne les classes de Terminale et de Première. Ils ont peur de la SVT à cause des coefficients : coef 5 en Terminale D, en Tle C coef 2, en Première A et C coef 2, en Première D coef 5.

 

Aulycee : Quelle est la perception des élèves et des parents des SVT ?

 

Nya Ngassa: Les programmes sont vastes et on couvre près de 15 chapitres par classe, du coup les parents s’impliquent beaucoup dans cette matière parce qu’ils aimeraient qu’avant la fin de l’année le programme soit achevé.

 

Aulycee : Quels sont projets avenirs ?

 

Nya Ngassa: Je suis une école parallèle et en fin d’année je serai ingénieur Informatique et Réseaux. J’aime l’enseignement et je souhaite ouvrir plus tard un institut de formation. La majorité des élèves rencontre aujourd’hui un problème d’orientation. On a cette chance dans le collège Sigmund Freud de recevoir des prospectus des grandes écoles, et d’avoir des visites sur place lors des séminaires pour faire bénéficier des conseils à nos élèves.

 

Aulycee : Quelle anecdote gardez vous de la pratique de votre métier au quotidien ?

 

Nya Ngassa: J’enseigne depuis 4 ans. Je pense qu’avec de bonnes connaissances à la base, l’expérience se construit au fil du temps, car on se forge au fil des jours au contact des élèves.

L’anecdote s’adresse aux élèves têtus à qui je demande de garder les professeurs dans les cahiers car c’est pour ça qu’on vous aime. Je m’adresse à ceux qui veulent travailler et qui mérite un suivi personnalisé. Je trouve que l’enseignement n’est pas assez valorisé dans notre pays. L’enseignant est certes au sommet dans tous les domaines, mais il faut revoir tout le système à mon avis.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Lundi, 17 Mars 2014 11:43
 
Collège B Olive: Tout le monde a droit à l’éducation PDF Imprimer Envoyer

 

Collège B Olive: tout le monde a droit à l’éducation

 

L’établissement offre un accès facile et ouvre ses portes aux élèves dont les autres ne veulent plus. Il est situé au quartier Maison Blanche après le carrefour TKC, et selon le principal, Dominique Bakilimek, il règne une concurrence presque déloyale dans la zone de Yaoundé VI.

 

Aulycee : Parlez-nous en bref de votre établissement. 

     

 

principal B Olive 2

 

 

Dominique Bakilimek : je suis principal du collège B Olive depuis 2009. C’est un collège d’enseignement général avec un premier et un second cycle. Il tourne pratiquement à 350 élèves. Les effectifs et le niveau de performance du collège sont stables. Je parle des résultats aux examens et particulièrement aux examens officiels, qui sont appréciables et croissants.

 

 

Nos efforts ne sont pas compensés par les effectifs, c'est-à-dire qu’au vue de notre travail on aurait pu avoir au moins 1000 élèves. Mais j’ai l’impression que la carte scolaire n’est pas respectée, parce que tout autour de nous, les établissements naissent et la population scolaire est partagée, voir discutée. Dans la zone de Mendong à moins d’un kilomètre, un établissement nait. C’est un problème général que nous rencontrons, mais dans notre collège, la discipline et la sécurité sont assurés. Nous vivons en harmonie et ça se passe bien.

 

Aulycee : Parlez-nous de cette carte scolaire.

 

Dominique Bakilimek : Je veux parler de la répartition officielle. On ne construit pas les établissements n’importe comment. Il y a une distance de 8 km qui doit être respectée entre un établissement qui nait et un autre qui veut s’implanter. Tout autour de nous, ce n’est pas le cas, nous avons 2 km au maximum d'écart. Donc la carte scolaire n’est pas respectée et pour moi c’est une concurrence déloyale.

 

Aulycee : Au départ de la création qu’elle était votre vision et l’idée de votre projet éducatif ?

 

Dominique Bakilimek : Dans un premier temps aider la population scolaire notamment les enfants qui n’arrivaient pas à trouver un établissement scolaire. On a eu une période à laquelle il existait très peu de lycée et les établissements publics étaient vraiment saturés. Les élèves abondaient et cherchaient un cadre éducatif. Le fondateur fait dans le social et il n’était pas à sa première société.

 

Dans un second temps, on avait constaté le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur qui battait son plein. La création de ce collège devait contribuer à résoudre ce problème de chômage. Depuis 2009, nous sommes à 100 emplois crées, certains partent, actuellement nous fonctionnons avec presque 30 professeurs.

 

Parfois ce sont des diplômés de l’Ecole Normale Supérieur, en cours d’intégration, des diplômés d’autres grandes écoles, quand ils trainent encore en attendant leurs affectations, nous les recrutons ici. Dans ce domaine, le collège joue un très grand rôle, dans la lutte contre la pauvreté chez nos jeunes intellectuels. Nous les aidons à s’épanouir.

 

Principal B Olive

 

 

Aulycee : Quels sont les grands axes qui découlent de ce projet éducatif ?

 

Dominique Bakilimek : L’enseignement est général avec un premier et un second cycle. Nous avons globalement toutes les matières liées à ce modèle : le Français, les Mathématiques, les Physiques Chimie, Histoire Géographie, Education à la Citoyenneté et à la Morale, Allemand, Espagnol, Anglais etc. Nous ne négligeons pas le Travail Manuel, puis nous donnons une très grande importance à l’Education Physique et Sportive, qui est obligatoire dans les examens officiels.

Cette discipline coefficient 1 au départ est passé au coefficient 2 donc c’est noté sur 40. Cela veut dire qu’on a décidé de donner beaucoup d’importance à cet ordre d’enseignement. Ce coefficient n’est pas petit pour un élève qui prépare le BEPC, le Probatoire ou le Bac. C’est une formation intégrale de l’homme. On constate que c’est un domaine privilégié dans l’armée, et celui qui est sportif peut très bien s’en sortir plus tard, il ne faut rien négliger. Dans ce collège toutes les matières se valent.

 

Aulycee : Qu’est ce qui fait qu’un parent vous préfère à un autre établissement ?

 

Dominique Bakilimek : La position géographique et la localisation. L’accès est très facile. Le sérieux et la discipline. L’école c’est la clôture et la notre est régulièrement fermée. Quand on se réfère à l’histoire et qu’on a de bons résultats, car aujourd’hui on ne doute pas des performances du collège B Olive depuis son ouverture. Il y a une très grande stabilité dans l’administration. Nos élèves viennent de tous les coins de la ville.

 

Nous sommes situés dans le quartier Maison Blanche, qui est résidentiel et habité par des personnalités, mais d’après nos statistiques, nos élèves ne viennent vraiment pas de ce quartier. Nos enfants se déplacent plus de la périphérie et du centre urbain. La scolarité est la même un peu partout c'est-à-dire que nous tournons autour de 100 000 FCFA de la 6ème en Tle. Nous ne faisons pas du commerce, mais il faut pouvoir payer les enseignants.

 

Aulycee : Quelles sont vos innovations cette année ?

 

Dominique Bakilimek : Dans la manière de faire les choses rien n’a changé. Ce qu’il y a eu de nouveau en 2013- 2014 c’est la reprise des Activités Post et Périscolaires (APPS). Dans la vision de donner une formation intégrale de l’homme, nous encourageons le divertissement, les jeux. Nous avons crée notre terrain de basket. Nous avons développés beaucoup de club : Unesco, Coca Cola, Santé, et on entend faire plus dans l’avenir. Toutes les activités visent l’épanouissement de l’enfant. Nous envisageons créer des terrains aussi de volley et de handball.

 

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Aulycee : Quelles sont vos actions pour promouvoir l’excellence ?

 

Dominique Bakilimek : A la fin des séquences, nous primons les meilleurs élèves. A la fin de chaque trimestre pour les élèves des classes d’examens nous organisons des examens blancs calqués sur le modèle des examens officiels. Les résultats sont publiés solennellement avec toutes les notes dans les différentes matières.

Cela crée une émulation et les autres élèves se mettent au travail. Les primes sont en espèce et plus en nature : tenues de classe pour le prix de propreté, une machette pour le prix Travail Manuel, prix de Français on donne un livre ainsi de suite. Le but c’est d’encourager ceux qui travaillent bien dans un domaine à continuer sur la même lancée.

Aulycee: Quel est le niveau de votre salle informatique ?

 

Dominique Bakilimek:

Elle est en création. C’est un projet qui verra le jour à la rentrée prochaine. On a des ordinateurs, mais le professeur d’informatique se balade dans les salles de classe avec son ordinateur et ce n’est pas indiqué. Nous aimerions avoir une salle connectée et équipée et dédiée à ces cours.

 

Aulycee : Avez-vous des infrastructures particulières dont vous souhaitez parler ?

 

Dominique Bakilimek :

Depuis 2009, nous sommes propriétaires de nos infrastructures. Nous avons un projet d’extension, pour accroître des ordres d’enseignements. Le collège pourra devenir bilingue par exemple. Depuis l’ouverture on n’a pas augmenté de salles de classe, du coup les effectifs orientent nos investissements. Nous sommes prêts, des espaces sont prévus, mais l’extension doit répondre à un besoin précis. S’il y a augmentation des effectifs, les structures suivront certainement.


L’Anglais est déjà enseigné dans le collège. On ne peut parler de bilinguisme que s’il y avait une section anglophone et une section francophone. Il faut que les deux langues cohabitent vraiment. Notre ambition est de créer une section bilingue avec leur département à part. La bibliothèque est également en construction au niveau du bâtiment en chantier.

 

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Le surveillant général met de l'ordre dans une salle de classe

 

Aulycee : Quelles sont les journées portes de votre collège ?

 

Dominique Bakilimek :

Le collège est un peu jeune et il n’est pas encore de grande taille. Nous n’avons pas encore envisagé d’organiser une journée porte ouverte.

 

Aulycee : Quelles sont vos relations avec les autres établissements ?

 

Dominique Bakilimek :

Les rapports avec les autres collèges et lycées se limitent dans les activités culturelles. Ils organisent des jeux, des kermesses, des matchs de football et nous invitent. Il n’y a pas de collaboration dans le cadre des enseignements. On n’a jamais été sollicité et nous n’avons jamais invité les autres. Chacun fonctionne de manière autonome, il n’y a pas d’échanges entre les établissements voisins. Je me demande d’ailleurs de quelle manière. C’est le collège Vogt qui aime souvent organiser des olympiades et inviter les autres. Mais entre les établissements ici, je n’ai pas encore été contacté pour ça.

Par contre des étudiants de la Faculté de Lettres de l'Université de Yaoundé I sont venus cette année pour tester le niveau des élèves de Terminale, en Philosophie. Ils organisent des dissertations sur place dans le but de les pousser à travailler.

 

Aulycee : Sur le plan national et international avez-vous participé à des évènements ?

 

Dominique Bakilimek :

Au plan national, le collège a été visité par le doyen d’une Université canadienne il y a deux ans. Il nous a parlé du bien fondé des études au Canada et des moyens pour y accéder, sur fonds propres ou à travers des bourses d’études. Nous avons constaté que l’accès aux études dans ce pays n’est pas abordable pour un parent qui veut y envoyer lui-même son enfant.

 Aulycee : quels sont les pourcentages de réussite aux examens officiels ?

 

Dominique Bakilimek :

 

BEPC Allemand 80, 81%

BEPC Anglais renforcé 100%

BEPC Arabe 100%

BEPC Espagnol 92, 18%

Probatoire Allemand 46, 66%

Probatoire Espagnol 40%

Probatoire C 57%

Probatoire D 51, 41%

Baccalauréat Allemand 80%

Baccalauréat Espagnol 82, 57%

Baccalauréat C 77, 77%

Baccalauréat D 86, 86%

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De manière générale nous avons eu des résultants satisfaisants. La sélection à l’entrée dans notre collège n’est pas rigoureuse. Le concours est d’un niveau moyen et nous recrutons aussi sur étude du dossier.

 

C’est un choix de l’établissement, car dans l’idée de départ à la création il était question de trouver un cadre d’éducation à ceux qui trainent le pas à l’école. Les lycées et les collèges étant saturés nous avons pensés pourvoir être utiles à ces personnes. Tout le monde a le droit à l’éducation.

Certains élèves sont vraiment nuls quand ils arrivent ici, mais nous arrivons à étonner leurs parents, qui se demandent si c’est vraiment leurs enfants qui ont réussi. Ils sont étonnés parce que par le passé, ils savaient bien que l’enfant n’était pas si performant.

 

Aulycee : Est-ce donc une lutte contre la déperdition scolaire ?

 

Dominique Bakilimek :

Je l’avoue nous n’avons pas des élèves faciles ici. Certains ont été rejetés et exclus par d’autres collèges ou d’autres lycées et nous les récupérons au collège B Olive. Pour cette raison nos inscriptions sont très tardives. Nous acceptons ceux que les autres ont laissé et n’ont pas pu recruter. Quand nous avons de tels résultats en fin d’année, on s’en réjouit car nous sentons que nous avons formé des citoyens.

Aulycee : Quel est l'impact du ratio élèves enseignants sur vos résultats ?

 

Dominique Bakilimek :

350 élèves pour 30 enseignants, je trouve que ça va. Nous sommes en surnombre et nous comptons même réduire le personnel. On aimerait donner plus de chance aux professeurs vacataires, pour augmenter leurs nombre d’heures de travail et améliorer le rendement. C’est le volet social qui nous amène à recruter plus d’enseignants.

 

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Du côté des élèves, parfois un enfant n’a pas payé sa scolarité et on le laisse venir en cours, car nous sentons que vraiment il n’y a pas d’argent. Il y a des élèves qui n’arrivent pas à payer les frais de dossiers et le collège les finance, car on ne comprend pas comment sur deux élèves inscrits en Terminale l’un ne va pas composer par manque d’argent des dossiers.

 

Le fondateur est un humaniste c’est tout, et le volet social a pris le dessus. Vous avez un enseignant qui veut seulement 5 h par semaine, pour sortir de la maison. Quand son mois est complet ça fait 20h ; même si c’est 1000 FCFA l’heure, ça lui fait à peine 20 000 FCFA par mois, pour vivre dans une ville comme Yaoundé.

 

En réduisant les effectifs on peut arriver à offrir un salaire plus conséquent, mais au niveau de la qualité des enseignements c’est intéressant, puisque l’enseignant n’a que quelques heures de cours par semaine. En effet à terme, c’est un dispositif qui pèse au niveau de la gestion administrative, car il est mieux de gérer 5 personnes que de gérer 100.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Lundi, 10 Mars 2014 10:56
 
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