News
L’Allemand: on observe un manque de conviction chez les élèves PDF Imprimer Envoyer

L’Allemand: on observe un manque de conviction chez les élèves

 

Malgré la difficulté à apprendre cette langue, c’est une connaissance en plus dans ce village planétaire, pour mieux comprendre la culture de l’autre, conseille Patrick Tchuenga, enseignant d’Allemand au collège Jules Ferry à Yaoundé.

 

Aulycee : estimez-vous votre parcours en cohérence avec votre profession ?

 

Patrick Tchuenga : J’enseigne par vocation c'est-à-dire que j’aime bien ce métier. Depuis 5 ans je suis enseignant vacataire d’Allemand en d’autres termes de Langue et Littérature Allemandes. J’ai commencé en 2008 et j’étais alors en deuxième année universitaire. J’enseignais en parallèle dans des groupes de répétitions et des cours du soir. Le collège Jules Ferry c’est mon troisième collège, honnêtement j’aime ce que je fais, car cela cadre avec ma formation académique. Je n’ai pas eu la chance d'être admis à l’Ecole Normale Supérieure, et actuellement je suis en Master 2 Etudes Germaniques à l'Université de Yaoundé I.

 

 Patrick Tchuenga ens All Jules Ferry 0

 

Aulycee : qu’est ce que vous pensez de l’enseignement de l’Allemand au Cameroun ?

 

Patrick Tchuenga : J’aime mon métier et j’aime aussi l’Allemand. Cette langue fait partie des langues étrangères que nous appelons aussi LV2 (Langues Vivantes 2) dans le programme scolaire au Cameroun. A côté des langues française et anglaise qui sont officielles au Cameroun, je me rends compte que les enfants fuient de plus en plus cette langue.

 

 

Je me suis rapproché des élèves et ils m’ont dit que c’était plus difficile que l’Espagnol. Je pense que l’Allemand au Cameroun est entrain de prendre un coup très sévère, ça va vraiment de mal en pire, car les élèves se découragent et se désintéressent de cette langue.

 

Dans une classe de 40 élèves de 3ème il n y a que 10 qui font Allemand et les autres font Espagnol. En Première on 6 ou 7 élèves qui font Allemand et tout le reste fait Espagnol. C’est pareil dans tous les établissements, publics ou privés et il devient rare de trouver un effectif haut en Allemand.

 

Aulycee : d’après vous qu’est ce qui l’explique ?

 

Patrick Tchuenga : D’un les élèves trouvent l’Allemand compliqué, de deux certains préfèrent suivre les conseils de leurs ainés ou de certains camarades. L’orientation aussi est entrain de prendre un coup très dur. Les enfants doivent choisir en classe de 4ème entre l’Allemand et l’Espagnol, alors qu’en 6ème et 5ème il ignore que ces langues existent. Dès lors il ne peut que suivre ses camarades qui pensent que l’Allemand ressemble beaucoup plus à l’Anglais et l’Espagnol au Français. Ils recherchent la facilité et fonce dans l’Espagnol.

 

Aulycee : qu’est ce qu’il faut à votre avis ?

 

Patrick Tchuenga : Je pense qu’il faut commencer à enseigner ces langues dès la classe de 6ème de tels sorte qu’en classe de 4ème, l’enfant sache à quoi il à faire. A ce moment le choix entre les deux matières sera plus aisé, car la plupart ne savent pas exactement à quoi l’Allemand va leur servir dans leur vie ; en dehors de l’enseignement. Certains veulent devenir gendarme et ils estiment qu’on ne leur demandera jamais de dire « Guten Morgen ».

 

Au regard de l’avenir au Cameroun, la plupart pense qu’il n’est pas donné de réussir un concours à l’ENS. Les élèves préfèrent plus les filières scientifiques dans l’espoir de s’en sortir demain dans des formations professionnels et des domaines d’activités plutôt pratiques.

 

Aulycee : quels sont les débouchés de l’Allemand ?

 

Patrick Tchuenga : Dans mes cours, je préfère très souvent répondre aux questions des élèves. Le constat est qu’ils ne sont pas suffisamment informer sur les débouchés, et ceci concerne toutes les disciplines pas seulement l’Allemand.  Pour ma petite histoire, moi-même j’ai choisi l’Allemand au lycée tout simplement parce qu’il n’y avait pas de filière Espagnol.Je suis arrivé en 4ème Allemande par un coup de hasard. C’est la même situation qui se répète avec ces enfants aujourd’hui.

 

Parlant des débouchés, les élèves peuvent se rendre sur le site de l’Université de Yaoundé 1. Quelqu’un qui fait des études germaniques, une fois à l’université, il fera niveau 1, 2, 3. A partir du second semestre niveau 3 il y a un tronc commun et trois spécialités, notamment Langue, Littérature et Civilisations. Moi j’ai choisi linguistique c'est-à-dire l’étude de la Langue. Ensuite quelque soit la spécialité, il peut aller à l’ENS pour être enseignant, il peut entrer à l’ENAM avec une licence en Allemand, il peut faire journalisme à l’ESSTIC, il peut travailler à la GIZ, qui est l’organe de la coopération allemande au Cameroun, et agit dans plusieurs domaines tels que la santé, la décentralisation et bien d’autres. Il peut travailler comme traducteur ou d’interprète à l’UNICEF, à l’ONU comme consultant.

 

Celui qui a fait Civilisations au département d’Allemand à l’Université est assez étoffé pour parler des relations internationales, donc avec une licence en Allemand, il peut être accepté à l’IRIC. Il y a des centres qui forment au niveau Master professionnel en interprétariat. A l’Université de Yaoundé 1 il y a la DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst), le Service d’Echange Académique Allemand qui fait dans l’interprétariat, la traduction. Je pense qu’il existe d’autres débouchés que je ne maîtrise pas.

 

Aulycee : Quelle est la didactique de la langue allemande et comment améliorer la qualité de cet enseignement au Cameroun ?

 

Patrick Tchuenga : A l’université, au niveau licence, on enseigne déjà la didactique des langues. Comment enseigner les langues étrangères. Il y a plusieurs méthodes, plusieurs techniques qui pour certaines sont déjà dépassée. Aujourd’hui on met l’accent sur l’approche par compétence. Dans le manuel d’Allemand, tout est clair car le livre exige même déjà une pédagogie adoptée. Les exercices sont variés en Verständnis, la compréhension. Les nouveaux manuels d’Allemand contiennent des CD. On lit les textes et avec un lecteur CD, on répond facilement aux questions.

 

Certains optent pour la méthode directe c'est-à-dire, enseigner l’Allemand en Allemand. Au Cameroun ce n’est pas chose aisée pour des élèves qui n’ont jamais eu l’Allemand dans leur vie. Je suis obligé de prendre un double sens : expliquer en Allemand et expliquer en Français. C’est une difficulté que rencontre l’enseignant mais il n’y peut rien. En Allemand, certains diront que c’est la notion qui est importante c'est-à-dire le contenu du livre. Mais je trouve que ce n’est pas suffisant, puisque l’enseignant peut décider de certains textes et exercices, qu’il juge du niveau de ses élèves. Le programme c’est une chose, la pratique sur le terrain c’est tout autre chose.

 

Aulycee : Pourquoi les élèves ont du mal à s’exprimer dans ces langues ?

 

Patrick Tchuenga : Normalement un élève concentré, au sortir de la 4ème et de la 3ème doit pourvoir se présenter, dire bonjour, faire son auto portrait. Tout se fait par niveau, et en ce qui concerne au moins deux sur trois de mes élèves sont capables de dire, en Allemand, leur nom, leur âge, d’où ils viennent et où ils vont.

 

Aulycee : La plupart ne vont justement pas se servir de cette langue dans leur vie et leur carrière professionnelle.

 

La question de l’utilité de l’Allemand au Cameroun reste, pour moi, encore problématique. La plupart font ces langues étrangères par obligation. En 4ème les élèves sont obligés de choisir entre l’Allemand et l’Espagnol pour passer en classe supérieure. Les élèves en majorité étudient ces langues non pas par conviction mais par obligation. La langue allemande sera utile pour ceux qui veulent se lancer dans l’étude des langues, les relations internationales, le tourisme et le voyage.

 

Je pense que même pour ceux qui veulent des métiers techniques peuvent l’apprendre, car demain la profession de maçon ou d’électricien peut les amener dans un pays germanophone. Si on est amené à voyager et qu’on ne maîtrise pas les langues, vraiment c’est nul. Une langue ça fait quand même une connaissance en plus qui peut éviter à celui qui la maîtrise d’être déphasé de son environnement et perdu.

 

Aulycee : Que faut-il fait pour vulgariser la langue allemande ?

 

Patrick Tchuenga : L’Allemagne fait déjà des efforts énormes pour encourager les Camerounais à se lancer. Déjà les bourses chaque année offertes par des instituts allemands aux meilleurs élèves : voyages, bourses d’études, bourses de séjours. C’est ce qui est fait et c’est un encouragement. S’il faut ajouter quelque chose ce serait la conscientisation. Il faut dire aux élèves l’importance de l’Allemand, dans leur vie, pour eux même et pour leur entourage, même s’ils ne font pas carrière de cette langue. L’intérêt c’est de commencer très tôt, c'est-à-dire en 6ème et en 5ème pour permettre à l’enfant de faire un choix plus assumé, c'est-à-dire en sachant où il va.

 

Aulycee : Comment revenir à une langue comme l’Allemand, après l’avoir abandonnée ?

 

Patrick Tchuenga : Je vais prendre l’exemple sur moi. Après mon Bac j’ai d’abord fait Lettres modernes françaises jusqu’au niveau 2. J’ai arrêté et j’ai tout repris au niveau 1 en Allemand. Je vous avoue que mes premières notes ont été catastrophiques parce que je ne pratiquais plus la langue. Il a fallu que je sois très courageux. Pour ceux qui veulent revenir vers l’Allemand après un long temps d’arrêt, je leur dirais juste de tenir à deux mains, de ne pas se décourager, car ils vont en voir de toutes les couleurs.

 

On dit que l’Allemand a trop de règles et d’exceptions. C’est une langue compliquée et difficile à retenir. C’est une langue qu’on ne manipule pas à longueur de journée comme le Français ou l’Anglais au Cameroun. Donc c’est normal que l’enfant oublie. On a 2 h à 4 h d’Allemand par classe et par semaine. Il est impossible pour l’élève de retenir cette langue comme les autres qui sont courantes et utilisées tous les jours, à l’école, et à la maison avec les parents.

 

Quels sont vos objectifs  et vos projets?

 

Patrick Tchuenga : L’enseignement a toujours été mon objectif de départ, mais les réalités du Cameroun m’ont fait penser à autres choses. La plupart des travailleurs au Cameroun ne font pas toujours ce qu’ils ont appris à l’école, les causes sont multiples : la corruption, les sectes, etc. Il faut avouer qu’il est difficile au Cameroun de se fixer des objectifs et de les atteindre, je crois que vous comprenez ce que j’appelle réalités du pays. Cela va faire 3 ans que je réfléchis autrement à cause de ces réalités, dont je préfère ne pas rentrer dans les détails. Si j’ai une autre opportunité, même en entreprise, je n’hésiterai pas à partir. Si l’occasion m’est donné d’entrer à l’ENS je foncerais également.

 

Je suis en voie d’écrire mon mémoire de Master 2. Le sujet n’est pas encore calé, j’en ai deux pour le moment. En tant que linguiste, je travaille sur une comparaison entre la sémiotique et la pragmatique en Allemand. Si je ne parviens pas à atteindre mon objectif, je pense me lancer dans la grammaire générative. La grammaire générative est un nouveau champ de recherche, passe encore fouillé dans lequel je pense avoir quelque chose à dire.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

 

 

Mise à jour le Mercredi, 05 Mars 2014 21:57
 
Interview du vice principal Collège Jules Ferry, Emmanuel Ngapouche PDF Imprimer Envoyer

« Notre effectif très bas, favorise ce que j’appelle ici l’enseignement « au corps à corps », c'est-à-dire l’enseignement de proximité. Nous essayons de détecter en chaque apprenant son problème, puis on essaie de remédier à ce problème individuel »

 

 Principal Jules Ferry

 

Aulycee.net : Quelle est l’idée de départ à la création de votre établissement ?

 

Emmanuel Ngapouche : Le collège Jules Ferry ouvre ses portes en septembre 2009 avec toutes les classes : le premier cycle de la 6ème en 3ème et le second cycle de la 2nde en Tle. Nous avons un effectif d’environ 50 ou 60 élèves pour l’année 2014, pour un corps de 18 à 20 enseignants.

La fondatrice Mme Edjang, est une ancienne déléguée régionale de l’Education de Base pour le Centre. Mon illustre personne l’assiste en tant que Vice principal depuis la création. Je suis enseignant depuis 26 ou 27 ans pour avoir obtenue une licence en 1987 à l’Université de Yaoundé. En 2012 l’établissement a eu une autorisation d’extension du second cycle qui va de la 2nde en Tle.

A notre cinquième année d’existence, nous avons une 3ème mixte c'est-à-dire Allemand et Espagnole, une seconde scientifique et une seconde littéraire, une Première scientifique et une Première littéraire, une Terminale scientifique et une Terminale littéraire.

 

Je crois que ce qui soutends notre projet éducatif c’est d’abord l’esprit de la fondatrice, une enseignante calée, qui a bien voulu prendre sa retraite dans le métier qu’elle a toujours fait et qu’elle a aimée. Elle a recrutée des enseignants expérimentés pour la plupart. Si on rentre un peu dans l’histoire Jules Ferry c’est le promoteur de l’école privée laïc.

Pour la petite histoire avant, les établissements privés étaient essentiellement confessionnels c'est-à-dire dirigée par les chrétiens catholiques ou protestants.

Jules Ferry a pensé que ces ecclésiastes avaient plus à faire que de se mettre dans l’éducation. Il a pensé qu’il fallait laisser l’enseignement aux religieux et créer quelque chose pour l’éducation. Pour lui, il fallait créer un enseignement purement laïc dirigé par les laïcs. Donc Jules Ferry est le père de l’enseignement privé laïc.

Cette vision a motivé le choix de l’appellation de l’établissement, l’esprit est religieux et nous recevons toutes les obédiences dans notre site. La promotrice est une ancienne de l’église évangélique, mais on pense qu’il faut laisser les choses de Dieu au pasteur et aux prêtres pour se concentrer sur l’éducation des enfants. Depuis la création nous sommes dans notre site à nous.

 

Aulycee : Quelle est la particularité de votre collège ?

 

Emmanuel Ngapouche: Le cadre est accueillant et spacieux. Les salles de classes sont bien grandes dans les normes demandées. On n’a pas un grand effectif, c’est assez rare, il y a plus d’enseignants que d’élèves dans nos salles de classe.

 

Notre spécificité est qu’on a très peu d’élèves pour un corps enseignant bien complet. Un parent préférerait bien envoyer son enfant ici dans une salle de classe de 3ème de 20 que de le retrouver dans une salle de 60 dans un autre collège. Dans les lycées, ils sont 120 par exemple. Ce qui a fait notre publicité depuis notre création ce sont les résultats aux différents examens surtout au BEPC où notre pourcentage a toujours été de 75%. Cette année on est allée jusqu’à 80% au Probatoire.

 

Notre secret c’est l’effectif très bas qui favorise ce que j’appelle ici l’enseignement au corps à corps, c'est-à-dire l’enseignement de proximité. Nous essayons de détecter en chaque apprenant son problème et on essaie de pallier à ce problème individuel. Notre établissement est jeune, nous sommes dans une zone rurale. C’est bizarre, et c’est un malheur ou un bonheur, mais nous n’avons que les rebus des autres établissements.

Les enfants exclus ailleurs pour faiblesses, ou pour des problèmes de disciplines, nous les recrutons ici. Au terme d’une certaine période, les parents nous disent « on a trouvé où on devait caser cet enfant ». L’enfant change chez nous : en niveau éducatif, en comportement, en discipline. Par moment nous nous demandons si ce n’est pas un centre de rééducation. On essaie de prendre des enfants d’horizons diverses et on essaie de faire d’eux des hommes complets.

 

La scolarité est abordable. Nous pratiquons les frais les plus réduits dans la zone si vous faites un petit sondage, pour les classes de 6ème, 5ème, 4ème et 3ème . On a évité de raquetter les parents pour les frais de TD comme ça se passe partout ailleurs. On a une petite rallonge de 5000 FCFA de la scolarité. Dans les classes d’examens, on prend les élèves à partir de janvier jusqu’à l’examen.

 

Nous faisons des Travaux Dirigés pendant les congés sans demander les frais aux parents. Nous commençons à faire les examens blancs à partir du premier trimestre. Les enfants travaillent sur des prototypes de sujets examens. C’est vrai qu’on ne couvre pas tout le programme dans ce cas, mais on reste caler sur l’esprit des compositions trimestrielles de l’époque qui a fait ses preuves. C’est une période à laquelle toutes les classes font une certaine évaluation bloquée, dans les conditions d’examens et nous comptons cela pour la 3ème séquence.

 

Dans les classes d’examens ces évaluations tiennent lieu d’examen blanc. Au deuxième trimestre, après les congés de Pâques, on leur fait faire, après une série de TD, le deuxième examen blanc. A ce stade de l’année 2014 on a déjà fait 70 voir 80% du programme à la fin du mois de mars. En principe en avril on a terminé. On leur fait à ce moment des épreuves types examens pour tous les sujets, dans le mois d’avril au cours de la deuxième semaine.

 

Une autre particularité, dès qu’on finit les examens on publie immédiatement les résultats. On a un programme informatique qui nous permet de calculer immédiatement les moyennes des élèves. Cette rapidité leur permet de savoir leur niveau et de se remettre au travail.

 

Jules Ferry

 

 

La quatrième séquence 2014 est en cours. Pour les classes intermédiaires qui ont généralement des heures libres, nous avons un système d’évaluation pour ces heures là. Les enseignants composent et déposent les sujets et nous faisons passer les épreuves pendant les heures libres. Les heures qui prennent 4 heures comme celle de Littérature, Philosophie et de SVT dans les classes de Terminales on les passent les samedis. Ceci c’est pour éviter d’interrompre les cours et les progressions pour faire des évaluations.

On préfère occuper les heures dites libres pour les évaluations de séquences paires. Les évaluations de séquences impaires sont des évaluations bloquées ; c'est-à-dire qu’on prend une série de classes, on congédie une partie de l’établissement, on les place pratiquement un par banc et ils composent dans un système très rigoureux de contrôle. Ceci permet d’avoir leur niveau réel.

 

Cette année, nous avons notre première promotion d’élèves de classes de Terminales, nos premiers bacheliers. Nous avons le Cercle des enseignants des classes d’examens. C’est une assemblée qui regroupe les enseignants d’une classe d’examen précise, avec le professeur principal de chaque classe. A l’issue d’une certaine période elle fait des concertations pour voir les problèmes individuels des élèves, pour pouvoir diagnostiquer et trouver des solutions de remédiassions. Nous nous sommes fixés pour objectif pour notre première promotion, au moins 90% de réussite en Terminale.

 

A partir de là nous saurons si nous sommes sur une bonne lancée et pouvoir projeter l’année prochaine. La politique générale, notre secret c’est le suivi plus ou moins individuel des apprenants, quand c’est nécessaire avec l’aide des parents, pour les cas des enfants mal organisés, qui sont distraits, où qui ne sont pas dans un environnement familial favorable.

 

Aulycee : Qu’entendez-vous par environnement familial favorable ?

 

Emmanuel Ngapouche: Un enfant qui vient régulièrement en retard, pour nous ce comportement traduit un problème. Nos enfants vivent pour la plupart, dans un périmètre de moins de 50 mètres autour de l’école. Il n’y a pas de raison qu’il vienne en retard. Cette situation veut dire que soit le matin le parent ne veille pas à l’emploi du temps de l’enfant, soit ils occupent beaucoup l’enfant le matin. De manière individuelle, on cause avec les parents pour pouvoir trouver le problème.

 

On a un problème ici, qui est général et décrié je crois dans la majorité des établissements scolaires, c’est celui des manuels scolaires. Quand vous convoquez les parents, ils vous disent « on se bat pour la scolarité ». Face à cette situation embarrassante, nous avons eu la chance d’entrée en partenariat avec une cabine de bureautique où les enfants peuvent faire des photocopies à 15 FCFA la page.

 

Nous avons exhorté les parents à donner de l’argent au moins pour les photocopies, s’ils ne peuvent pas acheter le livre. C’est difficile de faire un cours d’Anglais, d’Allemand ou d’Espagnol par exemple quand les enfants n’ont pas de livres. Pour la lecture, chacun devrait avoir son livre devant soit. Quand il n’y a pas de livres, ils se mettent à deux ou trois pour un livre et c’est difficile à gérer pour l’enseignant. Celui-ci est obligé par moment de recopier tout le texte au tableau pour engager la lecture, ça le met en retard dans la progression.

 

Nous avons sur place une bibliothèque qui a déjà tous les manuels au programme dans toutes les classes et des livres supplémentaires. Mais nos enfants n’ont pas la culture de la lecture, ils ne consultent pas. On a une salle informatique malheureusement qui n’a pas de connexion Internet. En 5 ans, nous avons déjà reçu deux visites des malfrats qui nous ont raflés la première année tous nos ordinateurs, on en a acheté encore une dizaine.

 

C’est une matière particulière dans l’enseignement général : on doit faire des cours théoriques et des cours pratiques de la 6ème en Tle. Cette année, avec la note ministérielle qui confirme les évaluations en informatique à partir du Probatoire, nous avons mis le paquet pour que nos élèves soient prêts.

 

Aulycee : Quelles sont vos actions pour promouvoir l’excellence ?

 

Emmanuel Ngapouche: Chaque fin de trimestre, la remise des bulletins se fait de manière solennelle. Tous les élèves qui ont une moyenne supérieure ou égale à 10 sont primés. Nous délivrons des tableaux d’honneurs aux enfants pour les stimulés et les pousser à se mettre au travail.

 

En fin d’année, il y a une remise annuelle solennelle. Les parents nous donnent un coup de main dans le cadre d’Association des Parents d’Elèves. Généralement il s’agit des livres, des cahiers et d’autres objets offerts par des sponsors. Il peut s’agir, sans publicité, des magazines Planètes Jeunes, des maisons d’éditions qui nous envoient des manuels, des livres de culture pour primer les meilleurs.

 

Aulycee : Organisez-vous souvent des conférences et des journées portes ouvertes ?

 

Emmanuel Ngapouche: Nous avons mis en place des conférences notamment pendant la Journée de la Philosophie, pendant la semaine de la Jeunesse et la Journée du Bilinguisme qui ont coïncidé en février. Les débats tournent autour des thèmes nationaux. Notre établissement est dans une zone urbaine-rurale. Nsimbock est à Yaoundé mais c’est presque comme un village.

Quand nous organisons des journées portes ouvertes, une fois on a essayé, les parents ne sont pas très motivés. Ils ne viennent pas et ce manque d’engouement ralentit notre élan. Mais cette année nous comptons relancer une journée porte ouverte : on va les appeler, et on va continuer à leur présenter les projets du collège.

 

Aulycee : Participez-vous à des conférences sur le plan national et International ?

 

Emmanuel Ngapouche: J’ai fait inscrire l’établissement dans un projet du plus beau campus de la ville de Yaoundé. C’est un projet organisé par la Communauté Urbaine et le Ministère de l’Environnement. En principe ils ont recensés une centaine d’établissement qu’ils vont visiter. L’établissement le plus propre sera primé. Les descentes sur le terrain devraient se faire de manière inopinée.

 

Aulycee : Quels sont vos partenariats avec les autres collèges et lycées ?

 

Emmanuel Ngapouche: On est un jeune établissement. Notre partenariat se fait avec les établissements sources c'est-à-dire les écoles primaires qui nous envoient généralement les élèves des classes de CM2. Nous faisons des descentes sur le terrain, pour organiser des concours d’entrée en 6ème dans les écoles primaires avoisinantes.A partir de là les enfants peuvent composer et ceux qui sont admis à ce concours peut s’inscrire chez nous. Avec les autres établissements secondaires, le partenariat n’est pas encore solide, vous savez c’est un domaine concurrentiel. On n’a pas été approchés par les anciens, et on n’est pas encore allé vers eux.

 

Ce concours d’entrée en 6ème chez nous est gratuit et accessible à tous. La première année on demandait de payer 1000 F CFA par élève mais on n’avait pas de participation. Une fois qu’on a recensé l’effectif dans une école primaire, on prépare les sujets, et en accord avec les responsables des écoles, on fixe une date et nous venons faire notre concours sur place. C’est une négociation en marge du concours national d’entrée en 6ème dans les lycées. L’élève qui obtient les deux concours a le choix. Généralement nous fixons une date en fonction du concours national et du CEP.

 

Aulycee : Que pensez-vous de la gratuité de l’éducation dans les établissements publics ?

 

Emmanuel Ngapouche: Des enfants réussissent au concours national et au concours d’entrée en 6ème , mais certains parents préfèrent les envoyer chez nous. Avec une scolarité qui varie entre 50 et 65 000 FCFA, ils nous choisissent pour les raisons multiples : la distance entre le collège et le domicile, le suivi individuel. Au lycée c’est peut être gratuit mais les effectifs sont pléthoriques et le suivi est difficile. Derrière chaque élève du lycée, il y a un répétiteur.

 

Les gens font semblant de croire que le lycée coute moins cher. Au départ de l’inscription en 6ème dans un lycée, le parent paye une trentaine de mille. Chaque mois il paye 10 000 FCFA pour le répétiteur en Mathématiques par exemple, en 5 mois ça fait 50 000 FCFA. En 9 mois ça fait 90 000 FCFA, en ajoutant les 30 000 FCFA de départ cela fait 120 000 FCFA. Il faut noter que celui qui fait Mathématiques ne va pas faire Anglais. Au final le parent se retrouve avec un enfant qui a au moins deux répétiteurs.

 

Dans les établissements privés, la majorité des parents payent les frais de scolarité et n’ont plus d’argent pour un répétiteur. A mon avis c’est très mal penser de gérer public et privé et terme de moyens financiers. L’établissement privé a un cout c’est vrai, mais c’est le moins cher qui coute cher comme on l’habitude de dire. Un enfant qui travaille dans une classe de 80 ne peut pas évoluer aussi rapidement que celui qui se trouve dans une classe de 20.

 

Le temps qu’on prend pour dire « taisez-vous »,pour mettre de l’ordre, ou pour sortir d’une blague lancée, est réduit dans une classe de 20. Les cours de nos jours sont de plus en interactifs ce qui veut dire qu’il faut détendre l’atmosphère. Quand on le fait avec 80 élèves ça fait un brouhaha terrible, alors qu’avec 10 à 20 élèves, on arrive à sortir rapidement de là.

 

On remarque ainsi que les professeurs de lycée sont plus à l’aise quand ils viennent enseigner dans la privé. C’est pourquoi ils sont plus assidus dans les collèges privés que dans les lycées. Avec les élèves des lycées ils préfèrent faire des répétitions. C’est une particularité que les parents ne cernent pas vite.

 

On constate par exemple des professeurs de lycée qui inscrivent leurs enfants dans les établissements privés. Cela veut dire qu’ils enseignent au lycée, mais ils savent pertinemment que l’enfant y sera moins loti que dans un collège privé. Des inspecteurs pédagogiques qui ont la possibilité de mettre leurs enfants dans les lycées, les envoient dans les collèges privés, parce qu’ils font des tournées et se rendent compte de la qualité des enseignements.

 

Il y a aussi la hiérarchie qui joue un rôle. Les enseignants du lycée sont employés par l’Etat, la Fonction Publique, et ils s’en foutent, ils savent que leurs salaires va passer. Un enseignant du privé est payé par le fondateur, c'est-à-dire qu’il est rémunéré à l’heure. Donc l’un peut fuir ses cours dans le public pour venir dispenser dans le privé. Son salaire passera toujours parce que la procédure disciplinaire dans le Fonction Publique est longue. Pour cet enseignant l’obligation de résultats se trouve dans le privé.Le parent préfère payer 60 000 FCFA au privé que de payer 100 000 FCFA de répétitions chaque année.

 

Jules Ferry

 

 

Aulycee : L’école est-elle réellement gratuite au Cameroun ?

 

Emmanuel Ngapouche: Je préfère ne pas juger cette décision. Je sais,en tant que parent, que l’école n’est pas du tout gratuite. Je vous parlais des cours de répétitions dans lesquels excellent les élèves des lycées. Je vais vous parler des frais d’examens officiels. Si on veut parler de gratuité, on paye entre 4000 FCFA et 10 000 FCFA selon l’examen, pourquoi le gouvernement ne diminuerait-il pas ces frais ? Pourquoi ne pas parler de suppression de ces frais ? Ce serait déjà beaucoup. Dans ce cas l’Etat subventionnerait les corrections.

 

Pour moi c’est là une gratuité qui est claire et qui peut être visible par tous. Mais on parle de gratuité alors qu’on vous greffe les frais ; l’inscription coute 5000 FCFA, l’APE 15 000 FCFA, l’informatique 5000 FCFA ou 6000 FCFA, bref vous tournez toujours autour de 30 000 FCFA. Dans la section anglophone, et les lycées techniques les frais connexes sont encore plus graves

 

Quand il fallait s’inscrire sur les listes électorales, le Chef de l’Etat a décidé de la gratuité des cartes d’identités. Pourquoi ne pas mettre la gratuité dans les frais d’examens. L’élève compose son dossier normalement et il va passer son examen, sans frais en plus. Pour certains, 3000 FCFA de frais en 3ème ne signifient rien mais pour la majorité des parents, cela peut acheter un livre de maths. En terminale, c’est 10 000 si on ajoute les frais de timbres on est à 12 000 FCFA.

 

Il faudrait que l’école gratuite s’applique à tous les enfants du public et du privé parce qu’ils passent le même examen. C’est un secteur de gratuité qui touche tout le monde et qui pourrait mettre tout le monde à l’aise.

Quand le Chef de l’Etat décide de la gratuité des cartes d’identités, il est sur que ça touche tous les Camerounais que vous soyez fonctionnaire ou pas. Pour signer la copie d’acte dans les dossiers à déposer à la CNPS on ne met pas de timbres. Pourquoi ne pas étendre cette gratuité à l’enseignement secondaire. Dans la réalité, on a des parents qui se débrouillent pour payer la scolarité mais qui n’arrivent pas à payer les frais d’examens. Il faut commencer à aider les populations à la base.

 

Aulycee : Quels sont vos projets innovants ?

 

Emmanuel Ngapouche: Cette année nous aurons nos premiers élèves de Terminale. Nous avons le Cercle des enseignants des classes des examens qui se concertent, pour pourvoir diagnostiquer les problèmes des élèves sur chaque matière. Nous nous attelons pour avoir 100% de réussite. Pour cette année nous pensons relancer notre journée porte ouverte entre le 20 et le 21 mars 2014. Avec une conférence , une exposition, la présentation de l’établissement pour 2014- 2015.

 

C’est à partir de l’année prochaine qu’on parlera de partenariats avec les universités. Nous ne sommes pas encore connus, puisque généralement ces institutions descendent sur le terrain, mais je n’ai pas encore reçu de visite des grandes écoles.

 

Cette visibilité que vous nous offrez est déjà un pas pour mieux faire notre promotion. A la rentrée, en général nous passons des spots aux radios, nous affichons des banderoles, nos plaques sont un peu partout et indiquent l’établissement. Dès que vous avez passez une banderole, la communauté urbaine vous demande de payer.

 

Nous n’avons pas assez de moyens pour assurer une publicité complète, du coup on reste un peu fermé. S’il faut tout payer, ces frais risquent d’être imputés à l’enfant sur les frais de scolarité. C’est un dilemme car on ne peut pas tourner sans publicité. Même les plus grandes firmes célèbres comme Coca Cola continuent d’investir dans la publicité. Pour le moment on fait avec les moyens qu’on a ici.

 

Aulycee : quels sont vos actions pour promouvoir les activités des clubs ?

 

Emmanuel Ngapouche: Nous avons 10 clubs dans notre collège : scientifique, UNESCO, les Amis de la Nature, Langues etc. Il existe une coopérative scolaire qui travaille avec le responsable des APPS dans le cadre des activités post et périscolaires pour la promotion des clubs. Compte tenu de l’effectif de l’établissement, vous allez avoir 2 ou 3 membres dans certains clubs. Nous sommes encore dans un contexte urbain mais rural, c’est un village qui est collé à une ville. On essaie de susciter les talents des artistes pour les pousser à entrer dans les clubs.

 

Aulycee : quels sont vos pourcentages de réussite aux examens officiels pour 2013 ?

 

Examens

Année

Pourcentage %

Probatoire A4 All

2013

71,14%

Probatoire A4 Esp

2013

62, 50%

Probatoire D

2013

50%

BEPC

2013

80%

 

Le probatoire a été l’un des meilleurs scores dans la zone, 61 % par rapport à la moyenne nationale de 20%. Ce qui nous a fait une très grande publicité. Les classes de premières sont les plus pleines, on a reçu beaucoup d’élèves à la suite des résultats 2013.

 

Aulycee : pensez-vous que votre ratio élèves enseignants reste à votre avantage ?

 

Non, il n’est pas à notre avantage. On a un effectif très réduit. Nous sommes environ 160 élèves pour environ 32 enseignants. Les charges sont lourdes.

 

Aulycee : Quelle vision avez-vous du projet Aulycee.net ?

 

Je dirai que j’ai eu une surprise agréable pour l’intérêt que vous avez porté à notre projet. C’est suffisamment flatteur que vous soyez abordés par une jeune structure qui a un portail numérique pour permettre que nous soyons connus. Malheureusement combien de personne consulte sur Internet ? C’est un problème, car on est dans une mouvance des TIC, mais on n’exploite pas assez les TIC.

 

Nous souhaitons une suite à notre partenariat afin que plus tard vous nous aidiez autant que faire ce peut, à obtenir une connexion Internet, pour nous permettre de visualiser ce que vous faites, pour permettre à nos enfants de s’ouvrir à la bibliothèque virtuelle et à l’Internet. C’est un vœu, car nous n’avons pas les moyens pour nous payer les frais chez un fournisseur d’accès, d’autant plus que ce type de projet ne fait pas rentrer de l’argent du moins pas sur le court terme.

 

Notre salle informatique n’est pas connectée à Internet, les machines sont en réseau interne. Nous restons dans le noir, car nous n’avons pas une vitrine numérique et ce n’est pas bon dans le monde d’aujourd’hui. Sinon on se bat en interne. Notre plus grande marge de publicité c’est les résultats aux examens.

 

C’est le jour des résultats, que tous nos enfants à travers le monde entier, suivent leurs notes. Là les gens commencent à comprendre que dans le quartier Nsimbock, on a un établissement qui fait du bon travail. Notre force ce sont nos résultats en fin d’année, et on peut avoir une garantie de la croissance des effectifs surtout dans les classes d’examens.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Lundi, 03 Mars 2014 17:36
 
Réactions Elèves : le collège Jules Ferry PDF Imprimer Envoyer

 Réactions Elèves : le collège Jules Ferry

 

Saphia Fanta Ndongue, PA4 Espagnole, Jules Ferry

 

Saphia Fanta Ndongue PA4 Esp Jules Ferry

 

1- Ma matière préférée c’est le français tout simplement parce qu’elle me plaît beaucoup. Je trouve ça passionnant la façon de s’exprimer. Plus tard j’aimerais être interprète. C’est un métier que j’ai toujours voulu faire, et je voudrais aller à l’université pour obtenir ma licence, ma maîtrise et mon doctorat en lettres bilingues.

 

Ma matière la plus difficile c’est l’Histoire. C’est une matière que je n’arrive pas jusqu’à présent, à assimiler. Pour moi, il y a trop de dates, trop de noms à retenir. Le problème est qu'on est sensé regarder l’avenir, et je ne vois pas la grande utilité de l’Histoire. Elle se limite à savoir le passé de mon pays, mais dans le futur je ne pense pas que cette discipline ait une très grande place. J’aimerais bien la comparer à la géographie où on parle de géologie, bref de ce qu’on voit.

 

L’Histoire est passée. On parle des grands impérialistes par contre, la géographie nous explique les phénomènes naturels actuels. Quand il pleut on ne sait pas par rapport à quoi il pleut, et la géographie peut nous l’expliquer. Elle peut nous dire comment cela se produire. La géographie est dans le présent.

 

Dans les années précédentes je m’en sortais mieux dans les matières scientifiques, mais je ne sais pas trop la cause de mon niveau bas en Physique Chimie. L’année dernière en classe de 2nde j’étais la deuxième meilleure élève, et subitement en première je me retrouve avec une note inférieure à 12. Mais en mathématiques je suis très bonne. La Science de la Vie et de la Terre fait aussi partie des matières que je n’aime pas, je suis plutôt moyenne.

 

2- Notre pays a déjà beaucoup à faire avec la Chine. Ce sera important pour les Camerounais d’apprendre sa langue, car de jour en jour nous sommes envahis par les Chinois. Les choses seront faciles pour nous si nous pouvons les comprendre.

 

3- Les langues maternelles sont intéressantes, car la jeunesse d’aujourd’hui est plutôt intéressée par l’Occident, et elle perd beaucoup nos valeurs culturelles et naturelles. Les gens sont plus intéressées par le chinois, l’arabe, le français. Cet enseignement sera très utile pour mieux nous connaitre,garder nos valeurs et savoir où on va.

 

4- Les morceaux choisis au CEPE m’ont été très utiles. C’est vrai qu’à cette période j’étais plus dans les récits que dans les chants. Je me rappelle encore du récit sur "Mon papayer" et "Le corbeau et le renard" de Jean de la Fontaine. Ces proverbes servent de leçons pour tout ce qu’on va rencontrer dans la vie. En tout cas pour moi, ils ont été utiles. En plus d’apprendre à s’exprimer, ces récits nous montrent, dans "Le corbeau et le renard", la farce et la flatterie, que certaines personnes pratiquent tous les jours, tandis que d’autres se laissent flatter et tombent dans les mêmes pièges.

 

5- La jeunesse d’aujourd’hui est plus intéressée par la musique et la danse. Pour moi ce serait bien et utile aussi puisqu’on découvre plusieurs types de danses sportives : classiques par exemple Salsa et autres, et urbaines comme la Battle. Ce serait un moyen de développer d’autres talents.

 

6- Le Probatoire est un examen très difficile pour les élèves. On se rend compte, après un bilan des examens qu’il y a plus d’échecs à l’examen du Probatoire. Malgré tout, je pense que c’est très utile, car le Cameroun est le seul pays si je ne me trompe pas, où on passe encore le Probatoire. Le Probatoire prouve à mon avis de la qualité des études et du diplôme du Baccalauréat. Pour aider les élèves en difficultés dans ces classes, je pense qu’on devrait plutôt atténuer les épreuves pour permettre au moins aux élèves moyens de s’en sortir.

 

7- La matière d’Economie, Sociale et Familiale est très importante pour le savoir vivre en société. Beaucoup de mes camarades négligent cette matièr. Moi je suis très contente quand la dame entre et fait son cours. Certains ne se rendent pas compte de l’utilité. Le cours d’ESF permet d’apprendre à recoudre soi -même ses vêtements, au lieu d’abandonner ses habits ou d’aller chez un couturier qui va couter cher à l’élève.

Si tu as suivi un cours de couture dans ta vie tu pourras te débrouiller avec un fils et une aiguille pour raccommoder tes habits, ainsi que savoir s’occuper de sa famille. Le cours de Travail Manuel apprend comment être propre et garder son environnement propre. Je pense que ce sont des cours très instructifs et utiles pour l’élève.

 

8- C’est vrai qu’en cours de Science de la Vie et de la Terre on parle de la fécondation, de la reproduction humaine, mais des cours sur la sexualité, il y en a pas dans ce collège. Actuellement je pense que ce serait d’une grande utilité parce qu’on se demande si c’est un défi pour beaucoup de filles de tomber enceinte. Ce n’est pas comme si elles le regrettent.

 

Elles sont nombreuses à ne pas prendre de précautions et à ne pas se rendre compte du danger qu’il y ait derrière ce genre d’accouchement imprévu: les MST et le Sida. Ce n’est plus une question d’ignorance, tout le monde connait et c’est à la portée de tous.

 

On ne peut pas faire cinq pas sans voir une publication ou une affiche qui parle de ça. Même un enfant de 12 ans sait déjà de quoi il s’agit. On se rend compte qu’il y a beaucoup de maladie qui sortent liées aux rapports sexuels. Mais de nombreuses filles y vont sans protection et attrapent des maladies et des grossesses.

 

A mon avis ce n’est pas une question d’argent. C’est reconnu qu’à un certain moment de l’école, la fille n’a plus la tête aux études. C’est pourquoi on demande à la fille ou à la femme de faire vite ses études et de trouver un travail. Déjà une fille qui n’a pas fait ses études est très mal perçue dans la société et passe souvent en plan B. A certains moments, l’envie de faire une famille peut prendre le dessus sur le reste en comparaison à un garçon qui pense à poursuivre l’école.

 

On a des filles qui se retrouvent à 22 ans dans une classe de Première, et là je ne sais pas trop à quoi on s’attend. Or à cet âge, c’est une fille qui devrait être en mariage ou qui pense déjà à se marier. Dans un stade comme celui-ci ce n’est pas étonnant qu’elle tombe enceinte ou soit déjà mariée. Moi je pense que c’est un problème d’éducation qui se dégrade et du manque de conseils des parents. Certaines filles mettent la charrue avant les bœufs.

 

9- Je pense qu’il faut interdire l’installation des bars autour des établissements scolaires parce que c’est encourager la consommation d’alcool et de tabac aussi. Parfois les élèves se retrouvent dehors pour un problème de pension, des jours fériés, des kermesses ou un professeur absent. Le premier refuge quand un élève est exclu de l’école, c’est le bar qui est à côté de l’école. Il part, il s’assoit, il commence à fumer et à boire. On ne sait pas jusqu’où ce comportement peut aller.

 

S’il n'y avait pas de bar, l’enfant aurait cherché un endroit moins dangereux, chez un ami ou en famille. De nos jours, les produits les plus consommés sont l’alcool et le tabac. Ceci vient du sommet de la hiérarchie. Quand on permet déjà aux Brasseries et autres industries de s’installer.

Quand on laisse un artiste chanter « Augmentez le prix de la bière, on va toujours boire », une chanson diffusée dans les médias et à tous les carrefours, c’est une façon d’encourager les enfants à consommer de l’alcool, peu importe le prix.

Je pense qu’on devrait réduire la quantité de bière produite et distribuée, puis misée sur la production et la distribution de jus et des boissons non alcoolisés.

 

10- Nous sommes à cinq mois de l’examen d’ici là on va arriver en stage bloqué. Pour moi c’est le moment où l’élève ne fait plus de révisions. Même si un élève prend le cahier à ce moment, il ne pourra plus parce qu’il a déjà le cerveau bloqué. C’est maintenant qu’il faut commencer à préparer son examen. Pour moi les grandes résolutions dans ce sens commencent par laisser toute sorte d’amusement. L’examen c’est pour un temps, après on pourra profiter des grandes vacances et se rattraper côté loisirs. C’est de cette façon que je me prépare.

 

Bessala Marcel Ivan, 3ème Allemand, Jules Ferry

 

Bessala Marcel Ivan 3ème All jules ferry

 

1- Ma matière préférée c’est la Science de la Vie et de la Terre. La science quand on l’explique, je comprends mieux. En plus j’aime en particulier la nature dans ce domaine. Plus tard je voudrais faire la comptabilité même si je ne sais pas encore dans quelle école.

 

2- Je n’ai pas encore eu de leçons de chinois, mais je pense qu’ils ont des infrastructures au Cameroun, et qu’ils sont en route pour aider le Cameroun. Je pense que s’ils viennent enseigner leurs connaissances et leur culture c’est une bonne chose.

 

3- L’enseignement des langues maternelles est très important pour nous parce qu’il peut avoir un étranger à la maison. Le papa ou la maman peut vous demander quelque chose que l’étranger ne doit pas comprendre. Ils peuvent demander quelque chose à l’enfant en langue maternelle et s’il ne comprend pas ça ne va pas aller.

 

4- Les morceaux choisis au CEPE sont intéressants car ils permettent à l’élève d’exprimer ce qui est au fond de lui, de rechercher des petites chansons et des récits qui lui plaisent.

 

5- Je n’ai jamais eu de cours de danse sportive mais ça serait intéressant. Pour les élèves qui sont pâles, qui ne réagissent pas au cours, mais quand on arrive dehors ils s’expriment un peu. Introduire une telle épreuve au BEPC, au Probatoire, ou au Bac leur permettrait d’aller mieux.

 

6- Je crois que le cours d’Economie Sociale et Familiale aide l’élève à se détendre. Presque toute la semaine on fait des matières telles que les mathématiques, les Physique Chimie et Technologie, et ça fatigue. Avec un cours de couture on arrive à se détendre. Je crois que le cours de Travail Manuel, c’est pour les enfants qui ne travaillent pas chez eux, qui ne font rien avec leurs deux bras à la maison. A l’école on oeut ainsi leur apprend comment faire pour rendre son environnement propre avec certains outils. Pour moi ce sont des disciplines à maintenir.

 

7- L’éducation à la sexualité, apporte des conseils aux jeunes. Les enfants qui cherchent absolument à savoir ce que c’est, on leur montre les attitudes à adopter, les préventions contre les maladies. Cette éducation leur dit que le sexe peut attendre et que ce n’est pas encore l’âge.

 

8- Les bars autour des collèges attirent les élèves fêtards. Les bruits alentours les troublent et les déconcentrent en salle de cours. Quand les bars avec leurs haut-parleurs mettent leur musique pour faire danser, ça pertube. Chez les jeunes, je ne crois pas que cette interdiction peut réduire la consommation d’alcool. Il y a des jeunes même si un bar se trouve à 1 km, ils vont y arriver. Je pense qu’il faut plutôt voter des lois comme c’est le cas en Europe pour interdire ces lieux aux jeunes de moins de 18 ans.

 

9- Pour mieux préparer le BEPC, comme je dormais beaucoup, j’ai pris la résolution de me réveiller à 4 h 00. je me concentre et je deviens plus attentif en classe. Je mets les loisirs de côté. Je suis quand même sur la bonne lancée puisque j’ai eu 14/20 au premier trimestre. Je crois que si je continue comme ça je vais avoir mon diplôme.

 

 

Meto’o Jacques, Tle A4 Allemand, Jules Ferry

 

1- Ma matière préférée c’est la philosophie. Je l’aime tellement, avec elle j’ai l’esprit ouvert, et j’apprends à voire le monde autrement, pas comme les autres. Avant d’intervenir et de prendre une position, j’analyse d’abord, je réfléchir à trouver un bon consensus qui fait l’unanimité de tous. C'est-à-dire ce qui est un peu vrai et qui arrange tout le monde. Je souhaite exercer un métier dans le contexte de la philosophie. Je peux aller vers l’enseignement.

 

Je m’oriente aussi vers le séminaire pour devenir un prêtre. Je compte continuer après le Bac à la Faculté de Théologie. J’ai deux matières scientifiques difficiles : la mathématique, et l’informatique. Je suis littéraire et j’ai tendance à accorder plus de temps aux lettres et à la philosophie. Je n’aime pas les maths, l’informatique je fais avec puisqu’on vient de l’introduire dans le programme.

 

Ce que je trouve difficile à faire ce sont les chiffres, les calculs, et les formules. Je n’ai pas le temps de retenir tout, mais en réalité je n’ai pas la volonté de faire la mathématique. C’est vrai que j’ai un désintéressement pour cette matière.

 

2- Ce serait une bonne chose d’introduire l’enseignement du chinois dans le programme. Le chinois est comme l’anglais dans le monde. C’est la langue la plus parlée si je ne me trompe pas. Avec les Chinois, le Cameroun entretient déjà de bonnes relations puisqu’il y a des possibilités que certains jeunes partent continuer avec des bourses d’études dans ce pays. Je me dis qu’il faudrait déjà que notre pays introduise la langue chinoise dans le programme scolaire.

 

3- Dans mon cas, je comprends ma langue mais je ne peux répondre qu’en français. Mais s’il arrive qu’on enseigne le Bulu ou l’Ewondo pour parler de ma localité, je pourrais faire des progrès et en être fier. Ce serait aussi une bonne chose de la part du gouvernement Camerounais d’insérer les langues maternelles dans le programme scolaire.

 

4-Les morceaux choisis au CEPE c’est du passé à un moment donné, puisque nos parents ont certainement présenté cette épreuve dans leur parcours. Je me rends compte que la nouvelle génération est encore là pour présenter les mêmes choses, les vieux poèmes qui datent de je ne sais quand. Je préfère qu’on parle à la place d’activités pratiques et qu’on accorde vraiment du temps à l’enfant pour réaliser quelque chose de pratique.

 

5- Certains de nos camarades ont vraiment les talents de savoir danser. Dans le contexte du sport la danse comme discipline sportive à l’école peut aussi être un avantage pour eux. Elle peut leur ouvrir des portes comme dans le domaine du football si les candidats sont bien encadrés. Si elle introduite aux épreuves sportives des examens officiels en fin d’année, ce serait une très bonne chose de découvrir des talents tels qu’on en voit à la télé lors des compétitions.

 

Si je prends le cas d’un enfant qui n’a jamais réussi à un examen, et qui se retrouve quand même en classe de Première, je me dis que le Probatoire ne doit pas être supprimer. Avec l’examen du Probatoire le Baccalauréat Camerounais aura toujours sa valeur.

 

6- Le cours de Travail Manuel est une très bonne chose pour l’économie camerounaise. L’élève apprend à travailler avec la machette et c’est une très bonne voie pour l’agriculture de notre pays. Par ailleurs en plus de notre métier, nous pouvons faire de l’agriculture plus tard. Avec son petit jardin à côté, le travail de la terre nous empêche d’aller chercher ces produits au marché, si nous avons appris à cultiver la terre étant à l’école.

 

Moi je suis pour qu’on nous fasse des jardins scolaires dès l’école, ce serait un bon début pour notre formation. L’économie sociale et familiale a aussi sa place. Pour mon cas mon enseignant m’apprend comment je dois faire la cuisine, faire une table, organiser une petite réception chez moi. Si je n’ai pas appris cela je vais faire appel à un service traiteur, qui va me demander de grandes sommes d’argent.

 

7- C’est déplorable de constater aujourd’hui qu’un enfant de 6ème soit entrain de parler de sexe sans savoir véritablement ce qu’il en est. Il faut qu’on parle de la sexualité au niveau de l’établissement. Si un jeune arrive de nos jours à utiliser le sexe comme un objet jeu je trouve que c’est très dangereux.

 

8- Les bars autour des lycées et des collèges, moi je suis contre. Leur installation aux alentours n’est pas sans conséquences. Les élèves qui fuient les cours peuvent facilement se retrouver là pour boire. Lorsqu’un enfant est ivre, il peut aller boire et revenir en classe créer un incident.

 

Les bars normalement devraient se retrouver au centre ville où on retrouve une population adulte, et certaines personnes qui n’ont plus rien à faire. La musique et la boisson présentes dans ces bars sont gênantes pour les élèves. Mais je ne pense pas que l’interdiction des bars autours des écoles suffirait à réduire la consommation d’alcool chez les jeunes. Il y en a dans les quartiers, et il suffit d’une petite manifestation pour se mettre à boire. Tous les samedis les jeunes vont au bar.

 

Les parents peuvent aussi  demander aux enfants de ne pas sortir pour aller au bar. Ceci pourra quand même freiner la consommation abusive d’alcool. Il y a un grand problème de consommation d’alcool au Cameroun et le taux augmente chaque jour. Donc interdire la construction de bars autours des établissements scolaires ne suffira pas à empêcher les enfants d’aller dans les boîtes de nuits n’importe comment.

 

9- Je ne maîtrise pas totalement l’outil informatique alors qu’il est à la une de nos jours. C’est un domaine dans lequel je me sens tellement lésé, pour cela je m’y mets progressivement car j’en ai vraiment besoin. J’utilise les nouvelles technologies avec un certain recul. Le téléphone portable a sa place, mais je l’utilise au moment opportun, hors de mon établissement, et hors de mon temps d’études.

 

10- Le premier trimestre s’est achevé avec un Bac blanc, j’ai eu une note de 11/20. Ce n’était pas très bon et j’ai pris comme résolution de me mettre au travail : traiter le maximum d’épreuves du Bac et les épreuves d’autres établissements.

En traitant ces épreuves je les apporte chez mes professeurs, et ceux des autres établissements pour correction. Je travaille aussi avec d’autres élèves pour mieux voir mes lacunes, et définir comment les combler.

Cela veut dire relire certains cours, retoucher les points où ça ne va pas. Je prends le cas d’un sujet sur un chapitre de la bureautique en Informatique où j’étais hors sujet. Je vais encore me focaliser davantage sur ce chapitre. Mon objectif c’est d’être en mesure de traiter toutes les épreuves qui me seront proposés le jour du Bac.

 

 

Abanda Mani Ferdinand 2nde C, Jules Ferry

 

Abanda Mani Ferdinand 2nde C jules ferry

 

1- Ma matière préférée c’est la Physique Chimie parce que j’admire des chercheurs comme Einstein. Je compte faire de la mécanique-physique pour devenir enseignant ou chercheur à l’Université. Ma matière la plus difficile c’est la littérature parce que je n’arrive pas à m’exprimer. Pour y remédier, je lis des œuvres littéraires de différents auteurs.

 

2- Nous avons plusieurs langues au Cameroun, pour ceux qui ne parlent pas français, l’apprentissage du Chinois peut permettre de communiquer dans une autre langue.

 

3- Je pense que l’enseignement des langues maternelles est une bonne chose surtout pour les jeunes qui vont en Europe. Ce sont des connaissances qui leur permettent de ne pas oublier leur culture et de représenter leur pays.

 

4- Je pense que l’épreuve de morceaux choisis au CEPE aide l’élève à s’exprimer avec courage devant un public, soit par écrit soit oralement.

 

5- Quand on parle de danse sportive ça renvoie déjà au sport, comme tout autre il permet d’activer les muscles et de développer de bonnes capacités physiques. C’est à travers le sport que nous restons en bonne santé. Je pense que cette discipline serait la bienvenue.

 

6-Je pense qu’il ne faut pas supprimer l’examen de Probatoire parce qu’il amène l’élève à se surpasser au fur et à mesure.

 

7- Le cours de Travail Manuel nous est utile. Il y a des personnes qui ne savent pas tenir une machette pour mettre la propreté autour de la maison, ni nettoyer les vitres chez eux. Le cours d’Economie Sociale et Familiale peut aider à savoir entretenir une maison.

 

8- L’éducation à la sexualité permet à travers des conseils aux jeunes d’apprendre à s’abstenir et à ne pas commettre certaines choses trop tôt.

 

9- Il faut interdire les bars autour des établissements scolaires, la consommation d’alcool et d’autres drogues chez les jeunes. L’alcool c’est comme une drogue qui va tourner son cerveau, l’élève va se sentir arrogant et fort. Il risque de commettre des actes dont il n’est pas conscient. S’il est possible d’éviter aux jeunes les drogues, nous allons faire grandir cette société ensemble.

 

10- Mes résultats au premier trimestre sont assez fameux car j’ai eu 13/20 de moyenne. Pour la suite de l’année je compte maintenir voir améliorer mon niveau.

 

 

Ngassa Sylvie PA4 Espagnole, Jules Ferry

 

Ngassa Sylvie PA 4 Esp Jules Ferry

 

1- Ma matière préférée c’est l’Anglais parce que la prof est dégagée et explique bien son cours. J’aime beaucoup les langues. Je voudrais devenir interprète plus tard. Ma matière la plus difficile c’est Physique Chimie. Je suis contente qu’elle ne soit pas dans le programme de Terminale. Par contre, je n’ai pas de problèmes dans les autres matières scientifiques.

 

2- Je souhaiterais apprendre plusieurs langues et le chinois en fait partie. C’est une connaissance qui va contribuer au métier que je veux faire c'est-à-dire interprète.

 

3- Moi j’ai souvent des difficultés à répondre en patois. Quand ma mère parle en patois, moi je réponds en français. Je m’essaie un peu mais avec le temps qui passe c’est plus difficile.

 

4- Les morceaux choisis au CEPE, c’est une perte de temps à mon avis. Je prends le cas de ma petite sœur qui passait cet examen. Au lieu de réviser pour l’examen, elle perdait du temps à chercher des chansons et à découper des cahiers. Je trouve que c’est une épreuve qui arrive tardivement, car l’enfant est déjà au CM2 et les récits qu’on lui demande ne sont plus de son niveau.

 

5- La danse comme discipline sportive aux examens officiels à mon avis va rendre les élèves évasifs et peu concentrés sur ce qu’il faut faire. Déjà que pendant la journée du bilinguisme qui est intervenue dans la Semaine de la Jeunesse, je trouve que les élèves, de mon collège, ce sont trop concentrés sur les activités culturelles en délaissant leurs cours.

 

6- Les cours de travail manuel et d’ESF, nous éduquent beaucoup. On apprend l’allaitement maternel, l’entretien d’une maison dans le mariage, les besoins de la famille. On prend l’habitude de travailler au cours de Travail Manuel, que ce soit à l’école ou dans n’importe quel milieu.

 

7- L’éducation à la sexualité n’est pas au programme scolaire mais on continue d’en débattre entre camarades de classe. Généralement on a d’un côté ceux qui ont déjà commencé une activité sexuelle et qui voudraient revenir sur le bon chemin, et de l’autre ceux qui n’ont encore rien fait et qui se confortent dans leurs idées, même s’ils avaient l’intention de commencer, ils vont s’arrêter.

 

8- Je pense que l’interdiction des bars autours des écoles peut réduire la consommation d’alcool chez les jeunes. Par exemple si on a un bar à côté du collège, l’élève sera tenter de s’échapper. Entre l’école et le bar le choix sera vite fait pour certains.

 

9- Ma résolution cette année 2014 pour mieux préparer l’examen du Probatoire, c’est le travail et le repos. J’ai diminué les moments de loisirs.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Mardi, 25 Février 2014 20:08
 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 7 sur 17