News
Institut des Techniques et Sciences de l'Enseignement PDF Imprimer Envoyer

Institut des Techniques et Sciences de l'Enseignement

 

C'est le tout premier établissement à produire des livres en informatique au Cameroun,et l'un des rares à offrir des cours assistés par ordinateur. Interview du principal, Djiadeu, Djiadeu Christophe, auparavant inspecteur pédagogique chargé du français.

 

 

Aulycee : Quelle est l’idée de départ de votre projet éducatif ? Avant de nous en parler présentez-nous votre parcours professionnel.

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Je suis enseignant de formation avec 32 ans d’expérience professionnelle.J’ai été tour à tour, enseignant de français dans les lycées et collèges du Cameroun. J’ai été pendant 13 ans inspecteur pédagogique régional chargé du français dans le Centre, l’Est, le Sud.

 

A la demande du fondateur de cet établissement, j’ai été sollicité pour venir mettre en place un plan de restructuration du collège ITSE. Je suis en poste depuis 3 ans et dès mon arrivée, j’ai mis des priorités sur deux domaines spécifiques. Le premier domaine étant la discipline qui est le gage du succès de nos élèves.

 

Le deuxième domaine est le renforcement des activités pédagogiques liées au travail des enseignants dans les salles de classe. Il y a une autre priorité que je me suis donné : c’est de tout mettre en œuvre pour engager les parents au suivi des élèves qu’ils nous confient. A ce titre, le projet d’établissement que j’ai mis sur pied porte sur 3 aspects spécifiques. L’ITSE fonctionne comme une structure d’enseignement et d’éducation normale qui prépare aux examens officiels.

 

Le collège fonctionne aussi comme un centre de formation des élèves à réussir les concours dans les grandes écoles de la place, qu’elles soient publiques ou privées : l’Université des Montagnes, l’Université Catholique, l’Ecole Supérieure Polytechnique, l’Institut des Relations Internationales du Cameroun. Par ailleurs, nous avons engagé un partenariat avec les universités étrangères spécialement au Canada, l’Université de Montréal et le CEGEP des 7îles au Québec.

 

Voilà ce que nous comptons concrétiser pour l’ITSE à l’horizon 2016 par la grâce de Dieu. En 2012 on a négocié le partenariat avec le CEGEP des 7 îles mais pour des problèmes de délais, le projet n’a pas abouti et a été reporté à 2014. Nous sommes entrain de négocier un partenariat avec l’institut Conficius, une structure de l’IRIC, pour la formation à la langue chinoise, le chinois étant une langue en émergence.

 

Aulycee : Quelle est la particularité de votre établissement ? Qu’est ce qui fait qu’un parent viendrait chez vous inscrire son enfant ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : D’abord l’ITSE est un cadre à la fois agréable et sécurisé. Un élève qui entre ici tous les matins n’en ressort qu’à la fin des cours, sauf autorisation de sortie spécialement délivré par le surveillant général. L’enfant qui arrive à l’ITSE est sous contrôle disciplinaire stricte.

 

On rencontre partout ailleurs la flânerie. Le fait que les élèves déambulent dehors lors des heures de cours ou traînent dans la cours.

La deuxième spécificité est que nous ne prenons pas plus de 40 élèves par classe. Cet effectif pédagogique est pour permettre aux enseignants un suivi pratiquement individualisé et de résoudre les difficultés des élèves. Notre ratio est de 250 élèves pour 43 enseignants toutes disciplines confondues.

 

L’ITSE est l’un des rares établissements dans Yaoundé à faire des Cours Assistés par Ordinateur (CAO) en salle de simulation, 90% des cours se déroulent dans cet espace. A ce titre, il faut rappeler que l’ITSEest le premier établissement au Cameroun à avoir introduit l’informatique à l’école.

 

Il a produit dans les années 2006 les premiers livres en informatique et inscrits au programmepar le Ministère des Enseignements Secondaires. La concurrence est venue après. Chaque enseignant a pour obligation de faire en moyenne 4 séances par trimestre en salle de simulation. Tous les élèves de l’enseignement technique disposent d’un ordinateur pour 4 élèves en CAO.

 

Aulycee : Comment l’ITSE se positionne dans la méthodologie de préparation aux examens ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Nous avons mis au point depuis trois ans des cours de renforcement pour les élèves en difficultés. Une semaine à Noël et une semaine à Pâques. Ce projet ne nous a pas rendu entière satisfaction Nous avons depuis 2012 institué une séance dite de préparation aux examens officiels. Elle couvre tout le mois de mai, du 1er au 31. A cette occasion, nous faisons appel à des inspecteurs pédagogiques régionaux pour les disciplines de base de chaque filière et pour chaque examen.

 

Par exemple pour le BEPC, en relation avec les animateurs pédagogiques et les professeurs chevronnés de la maison, sous la supervision des inspecteurs pédagogiques, on prend en charge les enfants avec des Travaux dirigés portant sur des épreuves d’examens. Ce ne sont plus les cours, les programmes étant achevés. La contribution des inspecteurs pédagogiques est de rappeler aux élèves ce que l’on attend d’eux à l’examen dans une discipline donné.

 

Par exemple en mathématiques, ils expliquent les résultats attendus de l’élève face à cette épreuve en termes de rédaction des réponses. On leur explique le barème de notation et ce qui est pris en compte dans les copies. On leur explique les textes réglementaires définis pour chaque épreuve d’examen. Ensuite, on passe à l’application c'est-à-dire qu’on prend l’épreuve de mathématiques d’une session donnée, on la travaille dans l’esprit des textes réglementaires d’examen.

 

La troisième phase consiste à leur donner un exercice d’application. Ils doivent composer dans les normes d’examen. On corrige et on procède à des remédiassions en fonction des lacunes observées.A la suite de cette mise en place des capacités exigés à l’examen, les lèves sont soumis à 3 travaux de plus sur des sujets d’examens. De manière générale, un élève qui se prépare aux BEPC reçoit par discipline fondamentale 6 séances de Travaux dirigés de 2 heures chacune.

 

Nous estimons qu’au terme de cette préparation intensive aux examens, l’élève a beaucoup plus de chance de savoir ce qu’on apprend véritablement dans une discipline. Cette session de préparation se termine par ce que nous appelons les examens roses de Yaoundé VI. Nous invitons les élèves volontaires des autres établissements environnants, lycées et collèges, à venir se tester de manière concrète dans les conditions d’examen, sur les feuilles de composition comme à l’examen. Au terme d’une semaine d’examen, les copies sont anonymes, corrigées et les résultats publiés. Cette stratégie doit être améliorée car elle nous a rendu d’assez bonnes satisfactions.

 

logo ITSE

 

Aulycee : Quelles sont vos réalisations sur le plan sportif ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Quand je suis arrivé à l’ITSE, l’établissement n’était pas affilié à la participation aux jeux FENASCO. Cette année, j’ai affilié l’ITSE en espérant que nous ayons de bons résultats.

 

Aulycee : Quelles sont vos innovations cette année et

en quoi peut-on parler d'une évolution ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : L’innovation à la rentrée 2013-2014est un meilleur suivi desperformances des enseignants, assuré par des visites régulières de classes, des observations des leçons faites soit par le préfet des études, soit par le principal lui-même. Il vient s’asseoir dans une classe, il observe une leçon etdiscute de la démarche adoptée par l’enseignant.

 

Ensemble, ils proposent desremédiassions selon les lacunes observées. Dans la limite de nos moyens financiers,on fait appel à un inspecteur pédagogique. C’est une approche qui n’existait pas avantpour la simple raison que les inspecteurs pédagogiques régionaux n’ont pratiquement pasde moyens mis à leur disposition par l’Etat pour faire ce travail qui est le leur.

 

Les moyens financiers sont insuffisants pour qu’ils parcourent tous les établissements placés sous leur responsabilité. Autant que faire ce peut, nous avons reçu depuis la rentrée une douzaine d’inspecteurs spécialement dans les filières de l’enseignement technique. La raison est que ces programmes sont entrain de se mettre en place et nous voulons nous assuré que nos enseignants sont à la page. C’est aussi le cas dans le 1er cycle de l’enseignement général où on a introduit de nouveaux programmes.

 

Aulycee : avez-vous des infrastructures scolaires particulières ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Nous souhaitons mettre sur pied une bibliothèque, nous avons déjà la salle et il nous reste les équipements car les livres de la maison sont insuffisants. Nous comptons l’ouvrir dès 2014. Nous avons en projet de mettre sur pied une infirmerie scolaire.

 

Aulycee : quelles sont vos actions pour promouvoir l’excellence académique ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Il n’y a pas de concours en tant que tel, mais des primes de bourses d’excellence accordée aux meilleurs à l’entrée. Pour les élèves qui viennent du Cours Moyen 2, on offre une bourse qui varie entre 5000 et 20 000 F Cfa pour les 5 premiers. Ces enfants peuvent conserver leurs bourses s’ils obtiennent une moyenne égale ou supérieure à 13. Dans le cas contraire, ils la perdent forcément. Les enfants de Terminale, les finissants comme on dit, reçoivent une bourse de 20 000 F Cfa en cas de réussite et partent avec pour s’inscrire dans l’enseignement supérieur.

 

Aulycee : Quels sont les derniers évènements en date ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : En 2011 nous avons eu des journées portes ouvertes. Depuis lors, pour des raisons financières, nous n’avons pas pu organiser une autre édition. L’expérience de 2011 a été extrêmement concluante. Elle a montré un aspect de la vie pratique de l’établissement. Nous avions le club environnement et santé qui préparait avec le concours de LABSAM (Laboratoires des Sciences Alimentaires et Médicales) de l’Université de Yaoundé I, à la fabrication du savon, de l’eau de javel, de différents jus naturels, de yaourts La Bergère.

 

Les visiteurs ont beaucoup apprécié et c’était l’atelier le plus prisé des journées portes ouvertes. Nous avons réalisé une vidéo enregistrée sur Cd à cette occasion. C’était important de mettre l’accent sur l’insertion de l’enfant dans la vie pratique en fonction de la déperdition scolaire. Un enfant qui ne réussi pas à l’école, en attendant de trouver mieux, peut déjà se prendre en charge en fabricant et en vendant ces produits là.

Nous avons eu des cas et beaucoup de parents on demandé qu’on crée un atelier pendant les vacances à la suite des journées portes ouvertes. Ce qui a été fait,  nous avons reçu une trentaine d’enfants dont certains venaient d’Obala.

 

 

Aulycee : sur le plan national ou international quels sont vos partenariats ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : L’ITSE a un rayonnement non seulement national et international. En fonction des relations qui ont été établies, nous prévoyons participer au séminaire du Projet d’Appui à la Compétitivité des Etablissements d’Enseignement Secondaire des Zones Rurales et Urbaines en Afrique Centrale qui se tiendra à Chicago du 10 au 14 décembre 2013. Nous prenons des dispositions pour y envoyer 2 délégués retenus pour participer aux travaux.

 

Il s’agira de manière globale de la mise en place d’un dossier de partenariat entre CRAAFINT et l’ITSE dans le domaine de l’amélioration de la compétitivité de l’ITSE dans le domaine éducatif. Nous avons été les seuls au Cameroun sélectionnés pour participer à ces rencontres. Le projet a trois zones en Afrique. La zone 1 comporte le Cameroun, la RCA, le Tchad. La zone 2 comprend le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale. La zone 3 rassemble le Burundi, la RDC et le Rwanda. Le Cameroun a été choisi dans la zone 1 en Afrique Centrale pour participer au séminaire.

 

Aulycee : Quels types de collaboration avez-vous avec les autres établissements ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Depuis notre arrivée à la tête de cet établissement, nous avons essayé d’engager une sorte de partenariat avec les autres structures de Yaoundé VI. Par exemple la session de préparation aux examens qui se termine par les examens roses de Yaoundé VI, une sorte de simulation des examens officiels. Nous avons adressé des correspondances à tous, mais seul le lycée de Mendong a accepté d’y participer en nous envoyant des élèves.

 

Nous avons décidé d'établir un autre type de relation avec les écoles primaires de l’arrondissement. A partir de Janvier 2012, nous recevons à l’ITSE des enfants du Cours Moyen 2 que nous préparons gratuitement à affronter le concours d’entrée en 6ème. Cette préparation est assistée par ordinateur.

 

En 2012, nous avons reçu 72 enfants formés tous les samedis pendant les congés de Pâques. Ce travail a porté beaucoup de fruits, les parents ont apprécié et nous ont demandé de tout faire pour reconduire cette année.

Ce que nous allons faire. Cette collaboration avec les enfants du Primaire est une solution à un problème récurrent. Des enfants très brillants au Primaire ne réussissent pas toujours au secondaire à cause de plusieurs facteurs. L’enfant du CM2 a une ou deux maîtresses, en 6ème il a 6 ou 7 professeurs minimum. A l’école primaire, on écrit trop au tableau, au secondaire,on apprend à prendre note.

 

C’est pourquoi pour chaque rentrée scolaire de septembre, nous avonsprévu la rentrée des 6ème 2 jours avant celle des autres classes. Pendant ces jours, nous mettonsen place des méthodologies pour assurer la passerelle entre le Primaire et le Secondaire.

 

Aulycee : Comment favorisez vous l’accès de vos élèves dans les grandes écoles ?

 

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : Pour les grandes écoles camerounaises, nous les préparons au concours d’entrée. Nous avons un centre pour cela. Pour les écoles étrangères, nous facilitons l’admission. C’est nous qui collectons et déposons les dossiers sur recommandation de ces universités. Pour le CEGEP des 7 îles, on peut y entrer à partir de la classe de 2nde camerounaise suite à la rencontre de partenariat que nous avons eu fin 2011 à l’Hôtel Hilton de Yaoundé.

 

Aulycee : quelles sont vos actions pour encourager la vie des clubs ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe : De manière statutaire, la mise sur pied des clubs est une obligation définie par le décret 80 du Chef de l’Etat. Cela doit être effectif avant la fin du mois d’octobre. Nous avons mis sur pied les plus essentiels : clubs informatiques, club Santé, club Anglais, Club Environnement et Santé et d’autres. Pour les encourager, nous prévoyons dans notre budget des appuis financiers à leur apporter en dehors de la coopérative, pour les accompagner dans la réalisation de leurs activités.

 

Aulycee : Quels sont les pourcentages de réussite en 2013 ?

 

Djiadeu Djiadeu Christophe :

 

Année

Examens officiels

Spécialités

Nombre de candidats

Nombre d’Admis

2013

BEPC

 

36

29

2013

Probatoire ESG

A, B, C, D

39

25

2013

Probatoire ESTC

ACC, CC

19

12

2013

Baccalauréat ESG

A, B, C, D

36

22

2013

Baccalauréat ESTC

ACC, CC

24

17

 

Propos receuillis par Amelie Laure Kemouo

Mise à jour le Vendredi, 21 Février 2014 15:52
 
Le collège Les Sapins PDF Imprimer Envoyer

 

Le collège Les Sapins

 

Situé à quelques mètres du carrefour Jouvence dans l'arrondissement de Yaoundé VI, le collège privé laïc Les Sapins offre une formation bilingue et professionnelle. Il comprends un cycle technique et commercial, et un cycle d'enseignement général. Interview du principal Njoungep Simplice.

 

 

 

principal Les Sapins

 

Aulycee : parlez nous de vous et de l’idée de départ à la création de cet établissement.

 

Njoungep Simplice : Je suis le principal du Collège privé laîc Les Sapins qui fait partie d’un groupe scolaire appelé Fondation Bilingue Les Sapins. Il est à 3 cycles : un cycle maternel, un cycle primaire et un cycle secondaire qui est sous ma responsabilité. Le collège est divisé en 2 sortes d’enseignement : l’enseignement secondaire général et l’enseignement technique commercial.

 

La fondation a été crée en 1993 avec le cycle maternel. Nous venons d’ailleurs de célébrer avec fastes et solennité, le 20ème anniversaire de la fondation qui s’est déroulé les 8 et 9 novembre 2013. Quand au cycle secondaire, il est le dernier né de la famille en 1998.

 

A sa création, la fondation a la chance d’occuper un site qui avait été prévu pour l’enseignement public. Lorsque le fondateur lance le projet, il est ignorant de ces dispositions. C’est au moment d’obtenir tout ce qui est comme document administratif de l’école, qu’il l’apprend. Il reçoit des encouragements pour aller au bout du projet. C'est ainsi q'on va occuper et valoriser ce site d’environ 2000 m2 destiné au départ à un établissement scolaire d’ordre public.

 

Nous commençons au départ avec 3 enseignants, 18 élèves pour aujourd’hui 1700 élèves et plus de 120 enseignants. A chaque étape nous sommes allés progressivement. Nous avons démarré avec les classes de 6ème et 5ème . On a évolué en construction, tenant compte de la sollicitation des parents.

 

Nous sommes dans une zone résidentielle et la demande en termes de formation est très importante. Il n’y a que 3 ans que nous avons ouvert le cycle d’enseignement technique et commercial. Nous sommes en pleine évolution. Elle n’est pas terminée, et l’histoire continue.

 

Aulycee : parlez nous de votre projet éducatif.

 

Njoungep Simplice : Il faudrait qu’on parle plus de vision. Lorsqu’on lance le projet en 1993, nous avons une certaine vision de l’éducation. Nous nous disons que si nous pouvons contribuer à ce que cette vision puisse transformer le système éducatif de notre pays, ce serait une bonne chose.

 

Nous rêvions dans un premier temps à une structure dans laquelle un enfant vient à un an quand il peut déjà à peine dire papa. Il en ressort quelques années plus tard avec un Baccalauréat, prêt pour le marché de l’emploi, prêt pour les études universitaires.

 

C’est pour ça que nous avons pensé à mettre sur pied tout un complexe. La deuxième vision c’est que au-delà de la formation classique qui est une formation livresque, nous avons rêvé voir des élèves bien formés, mais également des élèves qui se démarquent dans la société par leurs comportements.

 

C’est pour cela que progressivement, nous avons institué des formations complémentaires en dehors des formations classiques pour amener nos enfants à être bien dans leurs têtes et bien dans leurs peaux.

 

Aulycee : quels sont les grands axes de ce projet éducatif ?

 

Njougep Simplice : Premièrement, aborder son cursus dans la sérénité. Avoir le cadre et les moyens nécessaires pour le terminer. Deuxièmement recevoir une éducation complète c'est-à-dire académique, mais au-delà une éducation morale avec toutes les valeurs éthiques.

 

Nous voulons finalement mettre sur le marché de l’emploi des  Camerounais dignes de ce nom. De vrais leaders de demain. On peut résumer cela en trois grands piliers sur lesquels se fondent la réussite de notre système : le travail, la discipline et avant tout la prière.

 

Aulycee : quelle est la particularité de votre établissement ? Qu'est ce qui fait que les parents vous préfèrent à un autre ?

 

Njoungep Simplice : La première c’est la qualité du système disciplinaire mis en place. Sur le plan sécuritaire, l’établissement s’est donné les moyens d’avoir une structure de gardiennage qui s’occupe de la sécurité de jour comme de nuit. L’accès à notre établissement est très facile car tous les accès par la route sont bitumés. A l’intérieur, il fait bon vivre sur le plan des infrastructures, tout est moderne et nous faisons des efforts de les moderniser d'années en années.

 

Le dispositif disciplinaire est tel que l’élève est suivi au jour le jour en termes de carnet de liaison qui est une sorte de compte rendu aux parents et qui permet le trait d’union entre la famille et l’école. Le personnel est suffisamment étoffer pour quadriller tout le terrain. Nous sommes un collège privé laïc.

 

Nous avons eu la chance d’avoir un promoteur qui a eu une déformation entre guillemets d’avoir été éduqué par des frères juifs qui lui ont donné une certaine éthique, des valeurs qui reposent sur la crainte de Dieu. Il s’est dit, pourquoi ne pas partager cela avec la société en dépravation aujourd’hui. Dans notre école, nous célébrons l’Eucharistie tous les matins dès 6 h 30 avec l’onction de la paroisse d'à côté, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

Le curé de la paroisse est l’aumônier principal de l’aumônerie du collège. Nous disons des prières matinales tous les matins, ce qu’on appelle "le devoir du petit Sapinois ". Nous enseignons la catéchèse aux enfants volontaires et nous leur facilitons l’accès aux sacrements en fin d’année.

 

Au-delà du dispositif académique, il y a cette éducation morale qui forme un complément et qui ne peut être que de nature à séduire les parents qui ont un certain idéal pour leurs enfants. Le système académique est tel que, l’enfant a tout à sa disposition :les enseignements sont de qualité et les enseignants sont aussi de qualité.

 

Messe 20 ans Les Sapins

 Procession religieuse à l'occasion des 20 ans du collège, célébrés en 2013

 

Une des résolutions cette année, est que nous faisons tout pour que les programmes s’achèvent à temps. Nous tenons à ce que les élèves soient permanemment évalués. Nous avons institué des contrôles continus tous les samedis pour toutes les classes d’examens. Tous les samedis, ils sont également soumis aux Travaux dirigés.

 

Nous avons constitué d’année en année, la banque des sujets constituée des sujets d’examens des établissements environnants et des établissements partenaires. L’enfant au sein de l’école a le nécessaire pour faire la recherche, travailler en collaboration avec d’autres élèves et échanger les méthodes de travail.

 

Cette année, ce que nous avons introduit de spécial c’est la mini session. Elle est une évaluation formative qui intervient principalement à la mi-séquence. Au-delà des évaluations continues, tous les samedis, nous nous sommes dits qu’il fallait une mini session avant les examens de la fin de séquence. Elle permet à l’élève et à l’enseignant de faire une sorte de check up avant d’affronter les évaluations de fin de séquences.

 

Nous avons par ailleurs décalé les examens blancs, qui ont lieu généralement pendant les congés de Pâques, pour consacrer ces deux semaines essentiellement aux Travaux dirigés. Voilà des innovations que nous avons cru devoir intégrer cette année pour que les élèves puissent tirer le maximum de leurs enseignements.

 

Nous avons les examens blancs sur le plan interne, mais nous respectons tous les canons nécessaires. Nous avons sollicité dans un premier temps les congés de Pâques parce que ça nous donnait la possibilité d’occuper toutes les salles de classe, les autres élèves étant en congés.

 

Nous respectons toutes les prescriptions d’un examen officiel et national pour mettre nos candidats dans les conditions réelles d’examen, afin de tirer toutes les conclusions qui s’imposent, corriger les lacunes avant que les élèves n’affrontent les examens officiels.

 

Aulyceee : quelles sont les infrastructures particulières de votre collège ?

 

Njoungep Simplice : C’est assez rare de voir dans un établissement scolaire des espaces de repos emménagés. Nous nous sommes dits que l’élève doit se sentir bien dans son école. Cela leur permet aussi de faire des lectures à la pause et à des heures creuses. Nous avons dans le cadre de nos partenariats avec les autres établissements créé des liens qui leur permettent d’échanger avec leurs amis à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Nous avons également 2 salles multimédia, une salle pour l’enseignement général et une salle pour l’enseignement technique.

 

Nous avons fait exprès de verrouiller dans cette connexion Internet tous les sites déviants pour laisser à la disposition des élèves que des sites de recherche. Nous encourageons les élèves à exploiter cet outil important pour accompagner les enseignements en salle de classe.

 

Fondateur Les Sapins 20 ans

Le fondateur entouré d'autorités administratives à l'occasion de la fête des 20 ans du collège, 2013

 

 

Aulycee : comment se passent les échanges entre vos élèves et d'autres établissements voisins ?

 

Njoungep Simplice : Ça se fait plus à travers des correspondances et les voyages d’études. Cette dernière possibilité n’est pas encore ouverte aux élèves, mais au personnel pour aller voir ce qui se fait ailleurs, et en tirer un meilleur profit. Ces voyages d’études nous permettent de nous déplacer au Kenya, en Grande Bretagne dans les sites de nos établissements partenaires. Nous les recevons également ici pour échanger nos expériences. C’est dans cet échange que nous gagnons et que nos élèves peuvent gagner.

 

Aulycee : quelles sont vos innovations sur le plan des constructions ?

 

Njoungep Simplice : Sur le plan des structures, je crois que c’est du définitif. La seule chose que nous allons faire c’est l’embellissement du site. Nous avons démarré cette année et je crois que vous vous êtes senti à l’aise en entrant ici. C’est sur du long terme, car le rêve c’est d’offrir des salles de classe vraiment modernes, propres et agréables pour ceux qui nous font confiance.

 

Aulycee : quelles sont vos actions pour promouvoir l’excellence académique ?

 

Njoungep Simplice : A ce niveau, il y a pas mal de choses : concours de la meilleure dictée, de la meilleure dissertation, de mathématiques, de physique. Ceci dans le cadre des activités post et péri scolaire dans les clubs. Nous nous arrangeons à primer les meilleures contrairement à ce qui se passe ailleurs, où on organise des cérémonies de remise de prix en fin d’année, nous préférons ici commencer dès le premier trimestre pour créer l’émulation dès le départ.

 

Quand vous organisez ces concours en fin d’année il y a une émulation mais qui s’estompera pendant les vacances. En primant solennellement les meilleurs ça peut toucher assez tôt plus de personnes, plus d’élèves qui vont chercher à s’améliorer. Pour nous un prix c’est un prix. Nous offrons généralement des montre- bracelets, un peu d’argent dans des enveloppes, des lampes rechargeables etc.

 

Bref, des choses qui peuvent encourager l’enfant et qui lui seront utiles. Par exemple, en offrant une lampe rechargeable, on se dit s'ill y a une coupure d’électricité l'enfant pourra poursuivre ses révisions. Les gadgets sont assez symboliques pour encourager l’effort.

 

Aulycee : parlez nous des conférences, des débats organisés au sein de votre établissement.

 

Njoungep Simplice : Nous avons un programme des activités post et péri scolaire disponible au service des APPS. Les conférences sont en bonne place. Depuis le début de l’année nous avons déjà animé 2 conférences. La première était sur le thème "Foi et travail pour l’émergence en 2035".

 

Nous avons invité des personnalités en économie, du droit du travail et dans le monde de la foi. Le père Hervé Marie, assez charismatique, entretenait les enfants sur comment allier la foi au travail pour arriver à l’émergence. C’est un thème qui a intéressé tous les élèves et particulièrement les élèves de l’enseignement technique commercial qui comprennent mieux ce que c’est que l’émergence.

 

La deuxième conférence a eu lieu lors de la semaine du Sida sur le thème "le sida ne passera pas par moi". Il y en aura encore tout au long de l’année scolaire. Les journées portes ouvertes à l’occasion du 20ème anniversaire du collège ont présentés au grand public et aux parents d’élèves ce que l’école a pu faire et engranger comme succès depuis 20 ans. Nous avons également des portes ouvertes organisées généralement au tour du mois de février sous l’égide du Ministère des Enseignements Secondaires pour le cycle d’enseignement technique.

 

Aulycee : quels sont vos partenariats sur le plan national et sur le plan international.

 

Njoungep Simplice : Nous avons été sélectionnés par le British Council pour faire partie d’un réseau mis en place par eux et qu’ils appellent "Connecting Classrooms Partnership". Leur objectif est de mettre ensemble un certain nombre d’établissements pour faciliter le partenariat qui se veut surtout éducatif, culturel, et sportif. Sur le plan national, nous avons été mis en réseau avec 8 autres établissements, avec qui nous travaillons depuis 3 ans.

 

Sur le plan international toujours avec l’appui du British Council, nous avons également hérité de 9 écoles partenaires au Kenya et en Grande Bretagne. Les échanges dans ces partenariats sont mutuellement bénéfiques. Nous avons été honorés depuis 2 ans parce que le British Council nous a confié la coordination de ce partenariat sur le plan national et sur le plan international.

 

Aulycee : concrètement, qu’est que vous avez fait dans ce domaine ?

 

Njoungep Simplice : La première des choses a été d’aller voir ailleurs. Nous avons pu rendre visite pour voir et apprécier ce que les autres font, ce qu’ils ont de positif dans leur système d’enseignement, que nous pouvons transposer et adopter chez nous. Ils sont également venus chez nous pour voir ce qu’il y a de mieux. Ensuite, nous sommes en contact permanent et ces échanges se prolongent au niveau des élèves. Les échanges sont purement académiques.

 

C’est vrai que nous encourageons les échanges humains par exemple nous rassemblons les correspondances de nos élèves que nous acheminons. Nous recevons les correspondances des autres élèves que nous partageons. Ces correspondances sont amicales, éducatives sur tous les plans. L’objectif pour nous c’est de former les citoyens du monde qui savent, qu’étant bien au Cameroun, ils peuvent travailler avec leurs amis d’ailleurs sans souffrir de complexes.

 

Aulycee : quelles sont vos relations avec les universités ?

 

Njoungep Simplice : Nous avons pris sur nous d’aller auprès des instituts et des formations universitaires que ce soit de l’enseignement public ou de l’enseignement privé. Nous nous arrangeons à ce que nos élèves, surtout ceux de l’enseignement technique, qui ont des enseignements professionnalisés, fassent la visite d’un bon nombre d’universités.

 

Cela leur permet de comprendre le fonctionnement, d’apprécier et de commencer à s’orienter. Nous invitons ces instituts supérieurs dans notre structure pour échanger avec les enfants sur les possibilités de choix des filières. C’est avec plaisir que les universités ont accueillis cette initiative.

 

Nous emménageons en ce moment des plateformes de partenariat pour que nos enfants puissent bénéficier de certains travaux de recherche faits dans les universités. Ces travaux les intéressent à partir du secondaire car ils peuvent faciliter la réussite à leurs examens.Notre collaboration est assez étroite et je crois que les élèves sont contents.

 

Les thèmes de recherche concernent les grands domaines d’actualité tels que le thème de l’émergence. Il focalise des enseignements du cycle technique et commercial. Les thèmes seront recensés au fur et à mesure de l’évolution des besoins et de la progression des enseignements. Nous voyons dans les échantillons présents dans leurs bibliothèques ce que nous pouvons prendre pour nos élèves.

 

Aulycee : dans le domaine technique et commercial quelles sont, d’après vous, les filières porteuses ?

 

Njoungep Simplice : Toutes les filières sont d’avenir : comptabilité, économie, action commerciale etc. Le législateur Camerounais, le ministre des enseignements secondaires chargé de l’application de la politique éducative met un accent particulier sur la professionnalisation des enseignements au Cameroun.

 

Le cycle technique et commercial vient répondre à ce besoin, car chez eux les enseignements ne sont pas seulement théoriques. Ils ont des logiciels pratiques qui amènent l’élève à comprendre les difficultés réelles d’entreprise pour commencer à chercher à les résorber. Le ministre nous demande d’établir des partenariats avec des entreprisse pour permettre aux enfants de les découvrir et de se confondre aux réalités du monde professionnel.

 

Aulycee : vos élèves du cycle technique et commercial sont donc des professionnels après le Bac ?

 

Njoungep Simplice : Absolument. Après leur Bac, ils peuvent rentrer dans le monde de l’emploi puisqu’ils sont prêts à travailler ou alors à poursuivre dans des cycles supérieurs sans problème.

L’année dernière, nous avons mené des états généraux au sein de l’école. L’une des recommandations a été la création d’opportunité de stage pour les élèves.

 

Nous avons commencé un partenariat avec le Crédit Communautaire d’Afrique qui va accueillir nos élèves dans le cadre des stages. Nous sommes entrain de négocier avec d’autres structures qui pourront accepter que nos élèves se mettent en situation d’entreprise chez elles pendant qu’ils sont encore sur les bancs.

 

Aulycee : quelles sont vos actions pour promouvoir les activités des clubs ?

 

Njoungep Simplice : La plupart des clubs sont rattachés à des départements. Notre ambition dans les activités post et péri scolaire est de voir les activités des clubs qui contribuent à la fois à l’épanouissement des enfants et au soutien de leur formation pédagogique. Les élèves reçoivent des enseignements dans les salles de classe et il faudrait qu’ils s’épanouissent positivement et que cet épanouissement contribue à renforcer leurs capacités.

 

Par exemple le club informatique. En plus des enseignements, les élèves ont des cours pratiques. Dans le club on va pousser les choses un peu loin en leur parlant de maintenance et de réseau informatique. C’est un plus qui peut susciter le génie en eux. D’abord, ils vont mieux comprendre les enseignements, mais ensuite cela peut susciter des vocations. Nous demandons aux animateurs pédagogiques de veiller au fonctionnement des clubs.

 

Aulycee : quel est le niveau de votre salle multimédia ?

 

Njoungep Simplice : Nous avons lancé Internet gratuit pour tous les élèves dans les 2 salles mumtimédia. Nous avons une capacité de 50 machines, 20 et 30. Nous avons un calendrier de passage. Les élèves ont accès dans le cadre des enseignements et de la recherche.

 

Au delà des heures de cours, chaque classe a droit à un excédent d’une heure par semaine. Ceci n’occulte pas que les élèves peuvent en dehors des horaires emménagées, venir librement aux heures creuses accéder aux machines qui sont à la disposition de tous.

 

Aulycee quels ont été les taux de réussite en 2013 ?

 

Njoungep Simplice :

Année

Examens

Pourcentage

2013

BEPC

80 %

2013

Probatoire EST

38 %

2013

Probatoire ESG

49,57 %

2013

Baccalauréat ESG

61%

2013

Baccalauréat EST

51%

 

Aulycee : avez-vous connu une amélioration dans les résultats ?

 

Njoungep Simplice : Dans l’enseignement technique, il y a eu une progression, même si on a eu en 2013 le taux le plus faible par rapport à l’enseignement général.

Quant au BEPC, c’est pratiquement la même position. Par contre nous avons régressé au probatoire Enseignement Secondaire Général. Une série nous a un peu tirée vers le bas. Nous nous sommes situés globalement autour de 56 %.

 

Nous avons tenu le bon bout mais nous sommes entrain de tout faire pour que cela s’améliore en 2014. A chaque problème sa solution. Nous avons pensé procéder avec les mini sessions c'est-à-dire maintenir en permanence les élèves dans les documents, pour contribuer à améliorer ces résultats.

 

Aulycee: quel est le ratio élèves enseignants ?

 

Njoungep Simplice : En moyenne, nous tournons autour de 45 élèves par classe. Nous avons des classes de 70 élèves en Terminale D notamment. Nous avons aussi des salles de classes de 10 élèves, notre Terminale ESF n’a que 2 élèves par exemple. En réalité lorsque les effectifs sont maitrisés comme les nôtres, je pense que ça ne peut être que profitable à l’élève.

 

L’enseignant a la possibilité de s’attaquer aux difficultés de chaque apprenant. Si les effectifs sont pléthoriques, il est clair que l’enseignant ne pourra pas résoudre tous les problèmes. C’est pour ça que nous demandons à nos élèves de ne pas laisser partir les enseignants tant qu’ils n’ont pas été satisfaits; quitte à ce qu’après le cours, ils puissent suivre leur enseignant à la salle des professeurs ou attendre le samedi pour que leurs difficultés soient résolues.

 

Aulycee : quelles est l’emploi du temps global du collège ?

 

Njoungep Simplice : Nous démarrons tous les jours à 7h 15. Nous n’allons pas en salle sans confier notre journée au Seigneur. La messe s’achève à 7 h 00, à 7 h 15 c’est le rassemblement, les cours démarrent à 7 h 30 et s’achèvent régulièrement à 15 h30, 16 h 30 pour les classes d’examens. Le samedi nous avons 3 séquences de cours : 6 h 00 pour évaluation et TD. Nous commençons à 7 h 30 pour terminer à 14 h00.

 

Nous vous remercions pour toutes ces questions essentielles qui nous ont permis de dire à l’opinion publique ce que le collège Les Sapins fait au jour le jour pour contribuer à la formation de la jeunesse de notre pays. Je vous remercie pour l’intérêt accordé à notre structure à travers ce reportage.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

 
   
Mise à jour le Vendredi, 21 Février 2014 18:12
 
Enseigner les SVT PDF Imprimer Envoyer
Enseigner les SVT
 
Kouty Guy, enseignant des Sciences de la Vie et de la Terre à l'Institut Baudelaire Bilingue, parle de sa passion pour transmettre ce savoir à ses élèves.
 
 
Kouty Guy enseignant svt IBB
 
Aulycee: Votre parcours est -il en cohérence avec votre profession ?
 
Kouty Guy: Oui j'ai été formé à l'Ecole Normale Supérieure de Yaoundé dont je fais partie de la 5ème promotion.
 
Aulycee: Dites nous pour quelle raison enseignez vous cette matière ?
 
Kouty Guy: C'est la plus grande matière selon moi. Elle étudie le monde vivant dans sa globalité. Effectivement, c'est par vocation que je suis devenu enseignant et surtout par amour pour le métier.
 

Aulycee: A votre avis que faut -il faire pour améliorer cet enseignement au Cameroun ?

 

Kouty Guy: Je pense que l'enseignement des SVT devenues SVTEEHB tend à être pratique aujourd'hui. En effet, l'association de la pratique à la théorie va favoriser les capacités de rétention des apprenants et surtout le développement à l'auto emploi.

 

Aulycee: Quelle est la perception des élèves et des parents de cette discipline ?

 

Kouty Guy: D'après moi, je pense que les élèves et les parents trouvent que la SVT est une matière difficile, mais très importante dans la vie de tous les jours.

 

Aulycee: Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez en ce moment ?

 

Kouty Guy: Il faut motiver les enseignants et créer les laboratoires. A mon niveau, je crée des matériaux didactiques avec des pièces locales et je tiens à rendre vivant mon cours en l'accommodant à la vie de tous les jours. C'est tout simplement passionnant. Lorsqu'on travaille avec passion et qu'on a bien préparé ses leçons, tout se passe bien et on est admiré par les apprenants.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

 

Mise à jour le Vendredi, 14 Février 2014 17:08
 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 9 sur 17